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L’insalubrité est une grande préoccupation

Article mis en ligne le 5 février 2007 à 13:00
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L’insalubrité est une grande préoccupation
Les conditions des logements préoccupent aussi le Conseil des Montréalaises, qui n'hésite pas à dénoncer les bâtiments vieillissants, non entretenus et insalubres. Selon la Fédération des coopératives d'habitation, une coopérative sur deux a besoin de rénovations, souligne Nicole Boily. Il y en a 6000 dans la région de Montréal.
« Certains buildings ont eu très peu de rénovations depuis 35 ans, rapporte de son côté la coordonnatrice au comité logement de Rosemont, Martine Poitras. On y retrouve principalement des problèmes d'insalubrité et de bruit. »

Selon Pierre Aubry, de la Ligue des propriétaires de Montréal, les propriétaires n'auraient plus les revenus pour entretenir. « Il y a 20 ans, on ne construisait pas de condos. Aujourd'hui, il y a en a de plus en plus parce que le logement locatif ce n'est plus rentable », dit-il.

« La Ville doit être plus vigilante et sévir envers les propriétaires qui ne respectent pas le Règlement sur la salubrité et l'entretien des logements », affirme la présidente du Conseil des Montréalaises.

Celle-ci n'est pas sans s'inquiéter non plus de la discrimination que subissent les femmes montréalaises lorsque vient le temps de se trouver un appartement.

« Il existe encore trop de discrimination par rapport au sexe, au statut social, à l'origine ethnique et au nombre d'enfants », exprime-t-elle.

Pierre Aubry met un bémol sur cette affirmation. « On ne peut pas parler de discrimination tout le temps, dit-il. Dans la définition de la discrimination, le revenu n'en fait pas partie. Lorsqu'une femme n'a pas l'argent pour payer, elle ne l'a pas. Ce n'est pas de la discrimination. »

M. Aubry admet quand même qu'il est moins tentant pour les propriétaires de louer à une femme seule avec enfants qu'à un homme seul sans enfant. « Les proprios ne veulent pas avoir de trouble », se défend-il.

Le Conseil des Montréalaises est d'avis que toutes les femmes devraient avoir accès à un logement sécuritaire, confortable et salubre. Après la publication de l'étude portant sur les femmes et le logement abordable à Montréal, le Conseil a déposé auprès des élus de la Ville un avis comportant 21 recommandations. Celles-ci visent à améliorer l'accessibilité des femmes à un logement de qualité. « Un logement adéquat est un pas vers l'inclusion d'un groupe marginalisé », conclut Nicole Boily. (A.G.)

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