Le député Daniel Turp, 3e à gauche, déplore que le gouvernement de Jean Charest ait refusé la tenue d’une commission parlementaire sur l’itinérance.
Les libéraux refusent d’agir sur l’itinérance
«Le gouvernement libéral de Jean Charest a refusé la tenue d’une commission parlementaire sur l’itinérance, une demande pourtant appuyée par 140 groupes communautaires. Le plus ironique, c’est que ce refus survient au moment même où l’Assemblée nationale du Québec soulignait le 4e anniversaire de la Loi visant à lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale, adoptée par le Parti Québécois», a déploré le député de Mercier, Daniel Turp.
« Les libéraux ont choisi de se fermer les yeux face à cette problématique, exactement comme le ministre de la Santé, Philippe Couillard, qui ne semblait pas sourire à l’idée d’une telle commission. Le ministre préfère s’en tenir à un cadre de référence, toujours promis et jamais livré. À l’évidence, le ministre l’a reporté aux calendes grecques. Le ministre Couillard aurait intérêt à descendre de sa tour d’ivoire et aller sur le terrain pour constater ce que vivent les 30 000 itinérants au Québec qui réclament un droit de parole et des services dignes », a indiqué Daniel Turp.
« Le visage de l’itinérance est en pleine mutation, les approches doivent changer, mais les libéraux demeurent insensibles envers les plus pauvres d’entre nous. Pourtant, ce n’est plus que dans les centres-villes des grandes villes du Québec qu’on observe ce phénomène; il s’étend aux régions et aux périphéries. De plus en plus de jeunes, de femmes, d’autochtones, d’immigrants, de personnes âgées se retrouvent à la rue. Le gouvernement a l’obligation de se doter d’un plan d’action horizontal en matière d’itinérance », a poursuivi, pour sa part le député de Ste-Marie-St-Jacques, Martin Lemay.
Rappelons que les députés du Parti Québécois, Nicolas Girard et Martin Lemay ont réclamé publiquement une commission parlementaire sur l’itinérance pour une première fois, en présence du Réseau solidarité itinérance du Québec, le 2 novembre dernier. Un mois plus tard, une vaste coalition formée, notamment, de 140 groupes communautaires et de l’artiste Dan Bigras appuyait cette demande. Or, le couperet est tombé quelques jours avant la période des fêtes, le gouvernement Charest refusant de tenir une telle réflexion sur l’itinérance.