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Deux championnes de savate

Alain Perron par Alain Perron
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Article mis en ligne le 27 octobre 2006 à 11:12
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Deux championnes de savate
Rebecca Murray se spécialise tant en assaut qu'en combat.(Photo: Régent Gosselin)
Deux championnes de savate
Deux jeunes femmes du Plateau-Mont-Royal se livrent à un sport hors du commun; la savate. Tatiana Vassilieff et Rebecca Murray participaient au Championnat du monde de savate qui se tenait à Paris, les 15 et 16 septembre.
Rebecca Murray a remporté une médaille de bronze dans la catégorie moins de 56kg. De son côté, Tatiana a perdu lors de la qualification contre la championne du monde, la Francaise Naima Garnou, dans la catégorie des moins de 52kg. Cette compétition réunissait 60 filles, provenant de 30 pays, dont 4 Québécoises.

Rebecca raconte avoir découvert ce sport par l’entremise d’une amie qui pratiquait la savate. «Il s’agit d’un excellent sport pour se défouler» – à n’en point douter –, précise-t-elle. Elle se qualifie de sportive, puisqu’elle a pratiqué la course, la natation, l’équitation, la gymnastique et le patinage artistique.

Pour sa part, Tatiana a essayé la savate la première fois à l’université McGill, où elle étudie la chimie. Elle présente le profil d’une fille sportive en ayant pratiqué la course, la natation, le tennis. «La savate correspond à un sport complet. On se sert des deux bras, des deux jambes, le cardio est mis à l’épreuve et nous devons faire preuve d’une grande souplesse», explique-t-elle.

«Il y a également tout un aspect technique, stratégique et tactique. Nous travaillons beaucoup du cerveau», ajoute Rebecca en riant.

Les deux jeunes femmes présentent un physique tout ce qu’il y a d’ordinaire. Elles ne sont pas «baraquées» ni des culturistes et ne ressemblent pas à des «boxeuses».

«Lorsque nos proches apprennent que nous pratiquons la savate, ils ne semblent pas surpris. Ils disent que cela correspond à notre tempérament», s’accordent les deux sportives.

Leur excellente condition physique impressionne certes. Cela leur donne-t-il plus d’assurance sur la rue? «On ne peut dire ça, confie Tatiana. Même si la savate était considérée au début comme un sport de self-defense, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Je ne crois pas que nous ayons à nous servir de notre art pour nous sentir plus confiantes sur la rue».
La savate
La savate ressemble au kick-boxing, à la différence que les compétiteurs portent des chaussures et que les coups peuvent porter sur tout le corps et non seulement au-dessus de la ceinture.
Il y a deux techniques en savate, l’assaut et le combat, dans le premier cas il n’y a pas de coups qui portent, dans le deuxième si. Rebecca pratique les deux techniques. «Oui nous avons des ecchymoses, mais pas de cassures», avoue-t-elle.

Tant Rebecca que Tatiana s’accordent pour qualifier les mouvements de la savate comme une «chorégraphie ou une danse»… même si, après certains entraînements, elles reviennent avec des bleus…

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