Josée Duplessis «tassée» par le maire Tremblay
La conseillère Josée Duplessis, passée récemment dans le camp de Projet Montréal, a perdu la présidence d'une importante commission de la Ville chapeautant le transport, la gestion des infrastructures et l'environnement, à laquelle le maire Tremblay l'avait pourtant promue au début de l'année.
La décision fait partie d'une série de nominations adoptées lors du conseil municipal du 25 mai. Toutefois, ces avis ne sont pas lus publiquement et ne font pas l'objet d'un vote. Ils passent donc facilement inaperçus si l'on n'a pas une raison particulière de s'y intéresser.
C'est par hasard, lors d'une discussion de couloir, la veille de la dernière réunion en date de la commission sur le transport, la gestion des infrastructures et l'environnement (CTGIE), que le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron, a appris la destitution de sa conseillère, Josée Duplessis, rétrogradée au rang de simple membre.
« Le maire Tremblay, qui a les pleins pouvoirs de nomination des élus sur les commissions de la Ville, a trouvé là un moyen efficace de se venger de Mme Duplessis : il l'a rétrogradée de présidente à simple membre de sa commission. Or, Mme Duplessis a prouvé dans les dernières années qu’elle a toutes les compétences requises pour occuper ce poste », a souligne M. Bergeron par voie de communiqué.
La conseillère de DeLorimier a travaillé de nombreuses années dans le milieu environnemental. Elle a formé et présidé le « caucus environnement » d’Union Montréal pendant trois ans. Après son élection, elle avait été nommée vice-présidente de la commission sur le transport, la gestion des infrastructures et l'environnement. Au début 2009, le maire Tremblay avait récompensée en la nommant à la présidence de la CTGIE, un poste assorti d'une prime de 16 283 $.
«C'est ridicule. Il ne reste plus que deux séances à siéger. Tout le travail important a déjà été fait», a indiqué Mme Duplessis au journal Le Plateau. Elle a ajouté que la décision a mis tout le monde mal à l'aise. «Personne n'osait en parler ouvertement lors de la séance. J'ai dû suggérer moi-même à la nouvelle présidente d'occuper le fauteuil vacant», raconte-t-elle.
Outre la façon cavalière dont le changement a été effectué, sans même l'en avertir personnellement, la conseillère considère cette décision comme une nouvelle preuve de la partisannerie de l'équipe de Gérald Tremblay.
La présidence est assurée désormais par Jane Cowell-Poitras, conseillère municipale à Lachine pour Union Montréal, «une personne qui n'a aucune compétence en environnement», estime Mme Duplessis. L'élue pilote les dossiers de la famille, de la sécurité du revenu et de la condition féminine à la Ville. Elle a été à la tête de la commission sur le développement culturel et la qualité du milieu de vie avant de devenir membre, puis vice-présidente de la CTGIE.
Claire Garon
Commentaire mis en ligne le 27 juin 2009Serait-il possible de connaître les états de service(réalisations) de Mme Duplessis en matière d'environnement, et, plus particulièment en contexte d' environnement urbain à haute densité de population-ocupation? C.G.