Les résidants du Plateau consomment en moyenne environ 6000 bacs verts chaque année.
(Photo: Jacques Pharand)
Pas de crédits pour de nouveaux bacs verts
L'arrondissement n'investira pas d'argent supplémentaire cette année pour acheter des bacs verts et des composteurs. Avec l'arrivée attendue du bac sac, les élus estiment pouvoir faire face à la demande.
Les élus du Plateau n'ont pas jugé bon d'allouer des budgets supplémentaires pour l'achat de nouveaux bacs verts, de bacs roulants et de composteurs domestiques. Ce refus visait une proposition soumise à la séance du conseil d'arrondissement de lundi par la conseillère Josée Duplessis, qui siège maintenant dans l'opposition.
«À chaque printemps, on est en situation de rupture de stock. On renvoie les gens chez Rona pour s'acheter des composteurs. Est-ce que l'on pourrait s'entendre pour planifier les achats à l'avance ?», a-t-elle fait valoir, soulignant que le compostage permettait de détourner une demi-tonne de déchets par an de l'enfouissement.
La conseillère Isabel Dos Santos s'est appuyée sur une étude commandée aux services de l'arrondissement pour rejeter la proposition. «L'état des stocks répond à la demande. Dans les conditions budgétaires actuelles, on encourage à hauteur de nos possibilités», a indiqué la conseillère.
Les résidants du Plateau consomment en moyenne environ 6000 bacs verts chaque année. L'arrondissement disposait en mai d'une réserve de 1435 unités. Il resterait donc 2 850 bacs verts à commander. On prévoit par ailleurs acheter 80 bacs roulants d'ici la fin de l'année qui s'ajouteront à la vingtaine en inventaire. Depuis janvier, 145 composteurs ont été commandés.
Selon Mme Duplessis, les écoquartiers doivent renvoyer chaque printemps les citoyens vers les grands détaillants, faute de pouvoir fournir un nombre suffisant de composteurs.
L'arrondissement s'est doté d'un budget de 51 800 $ cette année pour l'achat d'outils de collecte sélective, sur cette somme, il reste 16 198 $ en caisse qui devraient permettre de s'ajuster en cas de besoin, a souligné la mairesse Fotopulos.
Plan de développement durable
La conseillère Josée Duplessis s'est déjà vue contrecarrée, un peu plus tôt au cours de la séance, dans son projet de proposer un échéancier pour la réalisation d'un plan de développement durable pour le Plateau-Mont-Royal. La conseillère, qui a déjà mis sur pied un plan de déchet des matières résiduelles pour le Plateau il y a trois ans, souhaite obtenir le mandat de la mairesse pour piloter le plan de développement durable. Elle est tombée sur un os.
La mairesse Fotopulos a indiqué qu'elle trouvait l'échéancier proposé précipité. «On adhère déjà au plan de développement durable de la ville de Montréal. Il y a une démarche de consultation nécessaire qui ne peut que souffrir de cette précipitation», a-t-elle mentionné.
La conseillère a rencontré début mai les acteurs locaux engagés dans l'environnement pour préparer ce plan. Elle souhaite maintenant obtenir une rencontre avec les employés de l'arrondissement pour faire avancer le dossier.
«On n'est plus dans la logique de donner de grandes orientations, on est à l'heure des bilans et des diagnostiques. Il nous manque un plan d'ensemble. À l'heure actuelle, il est difficile d'avoir une vision globale de ce que fait le Plateau en matière d'environnement si on se compare à Ville-Marie, par exemple, qui a déjà un plan complet accessible via son site Internet», a indiqué la conseillère.
Réduction de la capacité routière
La proposition visant à réduire la capacité routière du Plateau-Mont-Royal en proportion de l'augmentation de l'offre en transport en commun, une idée du Comité de circulation de la Maison d'Aurore, a par contre trouvé un écho favorable auprès du conseil. Le conseiller Labrecque a cependant apporté un amendement reportant à l'hiver 2010 la consultation publique sur ce projet au lieu de l'automne 2009, comme proposé par Projet Montréal.
(Photo: Jacques Pharand)