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Autochtone du béton

Montréal vue par: Dominique Pétin

Article mis en ligne le 4 juin 2009 à 9:00
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Autochtone du béton
Montréal vue par: Dominique Pétin
Née d'une mère huronne, l'actrice Dominique Pétin porte bien haut ses racines amérindiennes. Elle n'hésite pas à monter au créneau pour défendre la cause des Premières nations. Une porte-parole toute naturelle pour le festival Présence autochtone, qui prend l'affiche à partir du 11juin dans divers lieux culturels et publics de Montréal.
Dominique Pétin a profité d'une pause en pleine répétition de Clash à l'Espace Libre, première pièce de Daniel Lemire qui investira la salle André-Mathieu dès le 15 juillet, pour répondre aux questions du Journal Le Plateau.

Aux côtés de Pierre Lebeau, qui signe la mise en scène en plus d'incarner son conjoint dans la pièce, elle entre dans la peau d'une fonctionnaire écolo-grano qui tente un retour à la terre, qui ne se passera pas comme prévu. «C'est un personnage complètement de composition. Aucun point commun avec moi! » lance-t-elle. L'actrice dit toutefois se sentir comme un poisson dans l'eau dans l'univers de Daniel Lemire, teinté d'un humour très corrosif et d'une pointe de cynisme.

Avant de monter sur les planches dans ce rôle, l'actrice prêtera son image et sa voix au festival Présence autochtone, dont la 19e édition se déroulera du 11 au 21 juin à Montréal. Un engagement qui coule de source pour la comédienne née d'une mère huronne de Wendake et d'un père français.

«Il s'agit pour moi d'un devoir de mémoire. Les aborigènes n'ont pas de technologie pour que l'on se souvienne d'eux. C'est donc un devoir de continuer à promouvoir la cause autochtone», confie-t-elle.

Lors de la dernière campagne fédérale, l'actrice était un des personnages publics qui ont pris la parole pour dénoncer le fait que le gouvernement conservateur n'ait pas contresigné la déclaration universelle des droits autochtones.

Dominique Pétin se définit comme une autochtone du béton. «Mes racines sont ancrées dans ma mémoire intime», dit-elle. Si elle n'a pas été élevée dans la tradition amérindienne, elle cultive cependant au quotidien une philosophie propre à cette culture. «Le principe de l'éphémère est très ancré en moi, je tente au maximum de profiter du moment présent. Je mange des légumes sains, je profite de la nature. Je ne dis jamais que le temps passe trop vite !»

Son choix de festivalière: La chorégraphie Fragments de Lara Kramer, présentée au Gesù du 11 au 13 juin, la rétrospective de films d'Henri Hiro sur la culture maori, à la Cinémathèque québécoise, les animations en plein air sur la place Émilie-Gamelin.



- Pour manger… Le Roi du Plateau pour le poulet et les calmars grillés et aussi le sourire chaleureux de Monica et Michel. Une omelette au feta de chez Byblos. Un hot-dog chez Hot-dog Mont-royal. Une soupe au pois de la Binerie les jours de froid.

- Pour flâner… La ruelle Poitevin, le parc La Fontaine et les ruelles l’hiver.

- Pour sortir… Chez mes amis-voisins, pour prendre un verre et refaire le monde.

- Pour lire… Une cabine d’essayage de l’Aubainerie (chut! Ils ne sont pas au courant!). Le Parc des Portugais.

À découvrir… Le fouillis de chez Dimona, la pizza de chez Prato.

- À fuir…Les petits déjeuners hors de prix et tous les endroits où on doit faire la file pour boire un café le dimanche matin.



Propos recueillis par Carole le Hirez
Programmation complète: www.nativelynx.qc.ca

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