Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Le Plateau
Accueil
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Le Bloc québécois se prépare pour des élections à l'automne

Carole le Hirez par Carole le Hirez
Voir tous les articles de Carole le Hirez
Article mis en ligne le 16 avril 2009 à 15:54
Soyez le premier à commenter cet article
Le Bloc québécois se prépare pour des élections à l'automne
Gilles Duceppe (Photo: Jacques Pharand)
Le Bloc québécois se prépare pour des élections à l'automne
Le chef du Bloc québécois fait une halte de deux semaines dans sa circonscription de Laurier-Ste-Marie. L'assemblée générale annuelle de l'association, qui avait lieu le 8 avril dernier, a été l'occasion de garder la motivation des troupes en éveil, dans l'éventualité d'une échéance électorale cet automne.
Six mois à peine après les dernières élections, le Bloc québécois tient en alerte sa machine électorale en prévision d'un possible scrutin à l'automne. «Le défi, c'est de garder mobilisées dans l'éventualité d'un scrutin. On doit rester prêts», déclare le député, rencontré à son bureau de circonscription, avenue Papineau.

Signe que le parti se prépare pour une échéance électorale, une vingtaine d'assemblées d'investiture sont prévues au sein du parti d'ici le mois de juillet. «Depuis les élections de 2006, avec un gouvernement minoritaire, le parti tient régulièrement des assemblées d'investiture afin d'être prêt en cas d'élections», précise David Lefebvre, attaché politique de M. Duceppe.

Les planètes semblent alignées pour que des élections fédérales soient possibles cet automne. Les opportunités pour faire tomber le gouvernement conservateur sont limitées. Les partis d'opposition auront quatre occasions de faire tomber le gouvernement, lors des divulgations budgétaires.

Gilles Duceppe écarte la séance du 23 juin: Pas question de déclencher des élections en plein été. Le 13 décembre n'est pas plus réaliste, juste avant les Fêtes. Reste donc le 20 septembre, une date qui pourrait être la bonne.

Le Parti conservateur détient actuellement 10 des 75 députés du Québec à la Chambre des communes. Ses troupes devront donc faire d'autres gains dans la province pour former un gouvernement majoritaire aux prochaines élections.

Le Bloc québécois continue de régner au Québec, avec 49 sièges. Le Parti libéral possède 14 sièges, le NPD un siège et il y a un député indépendant.
Dossier de l'assurance emploi
Le dossier de la crise économique et de sa gestion par le gouvernement Harper pourrait être selon M. Duceppe celui qui pourrait permettre de faire basculer les choses.

Depuis plusieurs mois, le chef du Bloc a fait du dossier de l'assurance-emploi son cheval de bataille, sur la toile de fond de la crise. «Il faut éliminer les deux semaines de carence, répète-t-il, pour aider nos gens à payer leur hypothèque, leur loyer.» Avec un taux de chômage de 7 %, cette mesure coûterait 622 millions par an.
Un coup de pouce nécessaire, estime le député, dont une partie de la circonscription est durement touchée par la pauvreté, que ce soit dans le quartier une proportion importante de ménages vivant sous le seuil de faible revenu.

Autre dossier dans la mire du député: la bourse du carbone. Il reproche au gouvernement conservateur de n'avoir pas de cible établie en matière de réduction des GES. Le parti de Gilles Duceppe souhaite que les efforts soient comptabilisés à partir de Kyoto, soit en 1990.Le plan Obama en la matière semblant vouloir démarrer en 2005, il craint que tous les efforts réalisés entre temps ne soient pas reconnus.

«On sait que les réductions de GES sont plus faciles à réaliser les premières années du plan. Ce sont donc les pétrolières qui risquent de faire de l'argent les premières avec ces crédits. Or, on devrait plutôt s'assurer qu'ils servent à financer les emplois de l'avenir et qu'ils permettent d'investir dans le transport en commun», estime M. Duceppe.

Le sous-financement fédéral dans le domaine de l'éducation postsecondaire interpelle par ailleurs le député, dont la circonscription abrite plusieurs établissements majeurs d'enseignement, comme le cégep du Vieux-Montréal et l'UQAM. «Pour revenir au niveau de 1995, il faudrait investir 3,2 milliards. Or, on a injecté seulement 820 millions. Pendant la même période, le budget de la défense a augmenté de 77 %», souligne-t-il.
Financer Radio-Canada
Le député regarde également d'un œil critique les coupures dans le budget de la Société Radio-Canada. «C'est inquiétant. On demande un financement récurrent. Depuis plus d'un an, il y a des discussions avec la direction de Radio-Canada sur les redevances, la publicité et le financement gouvernemental.»

De retour à Ottawa, M. Duceppe s'attaquera de front au projet du gouvernement Harper d'abolir l'obligation d'enregistrer les armes à feu d'épaule en déposant un projet de loi à cet effet au Sénat. Le 21 avril, il invitera ses collègues des autres partis à assister à la projection du film Polytechnique de Denis Villeneuve, qui raconte la fusillade survenue à l'École polytechnique de Montréal en décembre 1989. La projection aura lieu sur la colline parlementaire.

(Photo: Jacques Pharand)

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


La question du net