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Saint-Louis-de-Gonzague n'est pas menacée de fermeture

Article mis en ligne le 9 avril 2009 à 8:52
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Saint-Louis-de-Gonzague n'est pas menacée de fermeture
La cour de l'école avait été retenue en 2005 comme un site potentiel par Action Solidarité Grand Plateau, dans le cadre de sa campagne pour la construction de 500 logements sociaux. (Photo: Jacques Pharand)
Saint-Louis-de-Gonzague n'est pas menacée de fermeture
Dans une étude sur le secteur est du Plateau Mont-Royal, lancée le 16 mars dernier, Action Solidarité Grand Plateau identifie plusieurs lieux pour du développement résidentiel à l'est de l'avenue Papineau. La mention de la cour de l'annexe de l'école Saint-Louis-de-Gonzague a semé l'émoi chez plusieurs parents d'élèves, qui craignent que la fermeture de leur école revienne sur la table.
En découvrant le document, plusieurs parents d'élèves se sont alarmés à la perspective que leur école pourrait être transformée en logements. Le commissaire scolaire du Plateau Mont-Royal, François Vaillancourt, a voulu remettre les pendules à l'heure.

«Il n'y a pas de volonté de fermer l'école ou de construire sur une partie de sa cour. Au contraire, on a des projets pour réaménager la cour de l'école et l'embellir», a-t-il précisé.

Située sur la rue Rachel, entre Parthenais et Des Érable, l'ancienne école Saint-François-Xavier, a été annexée en 2006 à Saint-Louis-de-Gonzague.

Si la fermeture de l'école n'est pas à l'ordre du jour, il n'en reste pas moins que le lieu avait été retenu en 2005 comme un site potentiel par Action Solidarité Grand Plateau, dans le cadre de sa campagne pour la construction de 500 logements sociaux sur le Plateau.

«La cour avait été identifiée, car elle est très grande. Nous avions présenté l'idée au commissaire scolaire de l'époque, Michel Guenette, qui ne l'avait pas rejetée», se rappelle Fulvia Spadari, coordonnatrice d'Action Solidarité Grand Plateau. Les discussions n'étaient toutefois pas allées plus loin.

Le projet visait à construire des logements sociaux pour des familles sur une portion de la cour. Une partie des locations perçues aurait pu servir à financer des projets pour l'école.

À l'époque, la Commission scolaire de Montréal était lancée dans une vaste réflexion afin de rentabiliser son parc immobilier, dans le cadre du Plan triennal 2005-2008 de répartition et de destination des immeubles scolaires. Des fermetures d'école avaient alors été envisagées. Finalement, la CSDM avait opté pour le regroupement avec des écoles voisines.

Plusieurs initiatives de cohabitation entre des organismes communautaires et des écoles avaient par ailleurs vu le jour à cette occasion, notamment entre les Ateliers d'éducation populaires du Plateau et un centre de formation aux adultes.

La conseillère municipale Josée Duplessis, qui habite dans le quartier, est favorable pour sa part à un projet de coopérative d'habitation sur le terrain de l'école.

«Il ne faut pas tuer l'idée dans l'œuf. Le projet pourrait se réaliser sans la fermeture de l'école. On réfléchit à des manières originales de développer l'est du Plateau. Une coopérative qui accueillerait des familles et des enfants à côté d'une cour d'école serait un exemple très novateur», considère-t-elle.

«Si jamais quelque chose se passe, les parents seront les premiers concernés. Rien ne se fera sans une étroite consultation avec la CSDM et le conseil d'établissement», indique Mme Spadari.

(Photo: Jacques Pharand)

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