La Ligue des droits et libertés a tenu une conférence de presse le 19 février au Centre Saint-Pierre afin de faire connaître ses revendications.
(Photo: Jacques Pharand)
Règlements contre les masques: La mobilisation continue
Le retrait de l'ordre du jour du conseil municipal sur le projet de règlement visant à interdire le port de masques pendant les manifestations n'a pas suffi à calmer les esprits. Des groupes de défense des droits réclament l'abandon pur et simple du projet.
« Avec la demande de la Fraternité des policiers et policière de Montréal d’obtenir le pouvoir de sanctionner les insultes proférées contre eux, nous sommes en face de deux projets qui portent gravement atteinte à la liberté d’expression et risquent par ailleurs de pénaliser outrancièrement des groupes déjà marginalisés», a déclaré Denis Barrette, représentant de la Ligue des droits et libertés.
Des groupes de défense des droits, dont le Centre de recherche-action sur les relations raciales, le Collectif Action Autonomie pour la défense des droits en santé mentale, demandent le rejet pur et simple du projet de règlement interdisant les masques lors de manifestations et réclament que les conseillers refusent d’étudier le projet de règlement visant à sanctionner les injures aux policiers.
Le collectif a tenu une conférence de presse le 19 février au Centre Saint-Pierre afin de faire connaître ses revendications.
Le 20 février dernier, Claude Dauphin, président du comité exécutif et responsable de la sécurité publique à la Ville de Montréal, avait fait machine arrière en annonçant qu'il voulait faire examiner plus en profondeur certains aspects du projet d'amendement du règlement sur la Prévention des troubles de la paix, de la sécurité et de l'ordre public et sur l'utilisation du domaine public.
En conséquence, il a demandé au service du Greffe de retirer de l'ordre du jour de la séance régulière du conseil du 23 février le projet d'amendement.
« Comme notre objectif est de fournir de bons outils à nos policiers qui auront à appliquer ce règlement et aux tribunaux à le sanctionner, il nous apparaît important de réexaminer notre projet d'amendement et de le soumettre à nouveau à la Commission de la sécurité publique pour une nouvelle évaluation», a indiqué M. Dauphin.
Le chef de l'Opposition officielle de la Ville de Montréal, Benoit Labonté, réclame quant à lui la tenue d'une séance publique de la Commission de la sécurité publique afin de donner la parole aux citoyens sur ce projet de règlement qui suscite la grogne. (CLH)
(Photo: Jacques Pharand)
Emilie Thuillier
Commentaire mis en ligne le 13 mars 2009Richard Bergeron, chef de Projet Montréal et conseiller municipal, est le seul élu ayant publiquement pris position contre ce projet de règlement avant son retrait (voir le communiqué au www.projetmontreal.org).