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Flûtiste en liberté

Carole le Hirez par Carole le Hirez
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Article mis en ligne le 12 février 2009 à 19:32
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Flûtiste en liberté
François Richard devant une toile de sa sœur, la violoniste Anne Richard. (Photo: Jacques Pharand)
Flûtiste en liberté
Le flûtiste François Richard et son orchestre de 13 musiciens seront au Gesu le 13 février. L'occasion d'apprécier les compositions originales et la sonorité unique d'un des plus grands musiciens de jazz au pays.
King Crimson et Jethro Tull ont été parmi les premiers à faire sortir la flûte traversière du répertoire classique pour montre qu'elle faisait merveille aussi dans la musique moderne. Le Montréalais François Richard est un des rares à avoir atteint ce degré de maîtrise de cet instrument dans des compositions jazz.

«Très tôt, j'ai eu envie de me diriger vers une musique où l'on pouvait improviser. C'est une faculté que la plupart des musiciens classiques n'ont pas. Moi, très jeune, j'étais attiré par l'improvision. J'écoutais du rock et de la musique pop à la radio, et cela m'inspirait», raconte le musicien, rencontré dans son appartement du Plateau, à quelques pas du parc La Fontaine.

Né à Beloeil d’un père photographe et d’une mère musicienne, le flûtiste, pianiste et compositeur vit depuis l'âge de 19 ans sur le Plateau. «Là seule fois où j'ai quitté le quartier, c'est quand je suis parti vivre deux ans à Paris !» raconte-t-il.

Le jazzman baigne dans l'univers musical depuis sa tendre enfance. Ses sœurs sont une hautboïste et une violoniste accomplies. À 10 ans, démontrant un talent exceptionnel pour la flûte traversière, il reçoit ses premiers cours privés du grand maître Jean-Pierre Rampal, alors au summum de sa carrière.

Mais c'est décidément la marge qui attire François Richard.

Au cours des années 70, il fonde l'Orchestre sympathique avec le vibraphoniste Jean Vanasse, «de la musique expérimentable, mais écoutable», évoque-t-il avec un petit sourire . Cette formation, dont le succès se compare à celui d'Uzeb à l'époque, tant au Québec que sur la scène internationale, le fera monter sur scène avec des monstres sacrés du jazz comme Oscar Peterson et Sonny Rollins.

En 2004, il met sur pied Nouvel Orchestra, une formation de 13 musiciens dont l'originalité est de posséder une section d'instruments à corde, comme en musique classique. «Cela donne une couleur plus originale», indique-t-il. Le disque né en 2008 de cette aventure est salué unanimement par la critique.

À la tête de sa propre maison de production, le musicien multiplie les projets. Il compte parmi sa réalisation plusieurs albums avec des musiciens tels le contrebassiste Michel Donato et le saxophoniste Yannick Rieu. La sortie du disque Nouvel Orchestra, sorti en Europe en décembre, devrait faire l'objet d'un lancement parisien, assorti d'une mini tournée. Actuellement, le compositeur travaille sur un projet d'écriture pour un ensemble d'une trentaine de musiciens.
Vendredi 13 février à 20h à la Salle du Gesù, 1200, rue de Bleury. www.gesu.net

(Photo: Jacques Pharand)

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