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Controverse autour du projet de pôle culturel

Carole le Hirez par Carole le Hirez
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Article mis en ligne le 15 février 2009 à 17:29
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Controverse autour du projet de pôle culturel
(Photo d'archives)
Controverse autour du projet de pôle culturel
Richard Bergeron s'oppose à ce projet auquel il reproche d'alourdir le fardeau fiscal des propriétaires du Plateau et de prévoir la construction d'un parking souterrain à étages à deux pas de la station de métro Mont-Royal.
Le projet de construire un pôle culturel avec une nouvelle maison de la culture, une bibliothèque et une maison de la poésie mijote depuis longtemps sur le Plateau.

Le dossier a franchi une étape importante le 2 février dernier, lorsque les élus ont adopté un règlement d'emprunt de 2,5 millions de dollars afin d'acheter le terrain de stationnement du Centre de services communautaires du monastère du Très-Saint-Sacrement, coin Mont-Royal et Berri, pour y construire le futur complexe culturel, un projet estimé à 30 millions de dollars au total.

En 2008, l'administration Fotopulos avait décidé d'inclure le projet au programme d'investissement de l'arrondissement pour les trois prochaines années, faisant passer celui-ci du même coup de 4,6 à 8,6 millions de dollars.

Richard Bergeron, conseiller de l'opposition, dénonce cette manière de faire. «On vient ajouter 2,5 millions de dollars au fardeau fiscal des contribuables. Je m'oppose à ce projet qui va relever les taxes de 100 000 $ par année sur le Plateau», a déclaré le conseiller, qui a voté contre le projet.

Les investissements dans les équipements locaux comme les parcs et les bibliothèques sont à la charge des arrondissements. Ils sont financés au moyen de règlements d'emprunt. C'est une pratique courante, a indiqué Helen Fotopulos.

«On ne voulait pas augmenter le fardeau d'endettement. On a regroupé les dépenses pour planifier des projets qui trainaient depuis des années. Il ne s'agit pas d'une taxe supplémentaire», a fait valoir la mairesse.
Stationnement souterrain

La perspective de la construction d'un stationnement souterrain sous le futur bâtiment fait aussi tiquer le chef de Projet Montréal. «Construire un stationnement souterrain à 40 000 $ la place à côté d'une station de métro, cela n'a pas de sens», estime-t-il.

Le terrain du monastère comporte actuellement 80 places de stationnement qui sont utilisées par les usagers du centre communautaire, dont les usagers du Resto Plateau et des personnes âgées qui fréquentent les activités.

Lors des opérations de déneigement, il sert également à accueillir les véhicules des résidents des petites rues voisines, en vertu d'une entente avec l'arrondissement.

«Avec le pôle culturel, on a évalué qu'on aura besoin d'une quarantaine de places supplémentaires, soit 120 places au total», a expliqué Pierre Marquis, directeur du centre, au journal Le Plateau.

Il a ajouté qu'en 2003, un comité formé de résidants du secteur et de commerçants s'était montré favorable à un stationnement souterrain avec une sortie sur la rue Saint-Hubert. «Les gens ne voulaient pas avoir de débordement de la circulation et du stationnement dans leurs rues résidentielles, qui sont très étroites dans le secteur», a signalé M. Marquis.

La responsable de la culture et du Plan local d’action famille, Mme Isabel Dos Santos a réagi vivement à l'opposition de Richard Bergeron. «Cela me chagrine que le vote ne soit pas unanime, a-t-elle déclarée La culture fait partie du développement, c'est un moteur qui carbure à l'énergie non polluante.»

«Nous sommes en train de prendre un terrain à côté de la station de métro, au cœur du quartier, c'est cela qui est important», a estimé pour sa part le conseiller Michel Labrecque, récemment nommé président de la Société de transport de Montréal.
Taxes locales: Commet ça marche ?
Depuis 2005, les conseils d’arrondissements peuvent adopter des règlements d’emprunt pour des dépenses de compétence locale. Le paiement des emprunts doit être pris en charge par les propriétaires d’immeubles situés dans l’arrondissement.

Ces investissements nets, une fois réalisés, sont par la suite imposés aux contribuables de l’arrondissement par une taxe locale : la taxe relative aux investissements. Celle-ci est identifiée comme « taxe spéciale » dans les règlements d’emprunts puisque toute taxe qui n’est pas la taxe foncière générale est identifiée comme une « taxe spéciale » en fiscalité municipale.

Source: Service des finances de la Ville de Montréal

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