La ZENN roulera bientôt dans les rues du Plateau.
(Photo: Courtoisie)
Le Plateau sera ZENN
Après la Prius, qui roule depuis quelques années dans l'arrondissement, les élus viennent de passer commande d'un véhicule électrique à basse vitesse de type ZENN (Zero Emission No Noise). Il sera utilisé par le personnel de la Direction de l'aménagement urbain.
«Comme l'usage qu'on en fait a lieu dans un milieu urbain, densément peuplé, et disposant de rues et d'artères à vitesse limitée, le choix d'un véhicule à motorisation électrique semble très indiqué», a déclaré la mairesse Fotopulos à l'occasion de la séance du conseil d'arrondissement du 2 février.
Le véhicule, qui coûtera 20 384 $, disposera d'un stationnement intérieur et d'une source d'alimentation électrique afin de fonctionner en toute saison. Cette décision permettra à l'arrondissement de répondre aux objectifs du Plan Vert, en remplaçant une automobile à qui consomme environ 600 litres d'essence par an et des gaz à effet de serre par un véhicule propre.
Si l'utilisation d'un véhicule électrique est louable, il y a toutefois certaines réserves face au ZENN. Richard Bergeron, chef de Projet Montréal, a notamment soulevé que ce modèle serait aujourd'hui dépassé, face à l'évolution du secteur industriel de l'électrification des transports.
Autre bémol, seulement 1 % total de la valeur ajoutée au produit proviendrait du Québec. En fait, le véhicule est assemblé à Saint-Jérôme à partir de pièces venant de France, des États-Unis et de Chine. «À ce titre, le NEMO a un contenu québécois plus fort», a-t-il souligné.
«On va mettre en place les conditions pour s'assurer que cela va fonctionner au maximum dans les conditions optimales», a déclaré la mairesse Fotopulos. «On dit que sur Le Plateau, on doit avoir notre propre expérience, même s'il est dommage que ce ne soit pas un contenu made in Québec», a-t-elle ajouté.
Le conseiller Michel Labrecque a considéré que la remarque de M. Bergeron était pertinente, mais que le jeu en valait la chandelle. «C'est un peu R et D, a-t-il déclaré. Cela contribue à notre démarche, tant que cela ne déstabilise pas notre flotte. Et puis, on a forcé la main à Québec pour pouvoir utiliser ce type de véhicule, maintenant, il faut qu'on s'en serve !»
(Photo: Courtoisie)
hyb
Commentaire mis en ligne le 7 février 2009es turbulences sur les marchés des matières premières et des capitaux nous montrent que le capitalisme a certe la capacité à conduire nos sociétés vers des états d'équilibre successifs, cependant entre ces instants d'équilibre temporaires, des périodes de croissance et de récessions se succèdent de façon plus ou moins cyclique et prévisible.
Il en résulte d'une part des fluctuations rapides du prix du baril de pétrole, qui nous rappelle en permanence notre dépendance énergétique. Et d'autre part une volatilité de la confiance ainsi que de la capacité à investir.
Un approvisionement énergétique durable est à l'ordre du jour. Les citoyens regardent attentivement les données relatives à la consommation des véhicules et les émissions de CO2. Certains fabricants d'automobiles n'ont pas voulu ou pas su anticiper les changements, et produisent des véhicules en décalages complets avec les attentes et capacités économiques des consommateurs.
La sanction du marché est en cours et permettra aux constructeurs innovants et soucieux d'une utilisation responsable des ressources énergétiques de subsister et de croître.
Avec la propulsion hybride, des véhicules fiables à consommation faible sont actuellement disponibles sur le marché mondial. Les constructeurs Japonais (Toyota, Honda, Lexus) jouent un rôle de pionnier. Avec un peu de bonne volonté, une partie du parc automobile pourra être renouvellé par des véhicules hybrides écologiques et rentables (par exemple les nouveaux modèles Honda Insight II, Prius troisième génération ou Lexus HS 250h) . Pour plus de détails sur les véhicules hybrides voir http://www.hyb.ch/