Une vingtaine de résidants du secteur ont répondu présent à l'invitation d'Antoine Palangié.
(Photo: Jacques Pharand)
Mobilisation contre les camions sur la rue Saint-Grégoire
Un comité de citoyen verra le jour à la suite de la réunion convoquée par un résident de la rue de Brébeuf, le 15 octobre dernier, afin de réduire la circulation sur la rue Saint-Grégoire.
Une vingtaine de personnes ont répondu à l'invitation d'Antoine Palangié, dont plusieurs résidents de longue date, des nouveaux arrivants, ainsi que des administrateurs des édifices à condos récemment construits le long de la rue Saint-Grégoire.
Plusieurs d'entre eux ont témoigné de la dégradation de la qualité de vie dans le secteur en raison du passage de nombreux camions. Certains propriétaires ont dû poser des filtres spéciaux sur leurs fenêtres pour empêcher la poussière de s'infiltrer à l'intérieur de leur logement. D'autres racontent combien il est périlleux de traverser la rue Saint-Grégoire pour se rendre au parc Laurier, en raison du manque de signalisation et de passages piétonniers. Plusieurs se plaignent de ne pas pouvoir profiter de leur terrasse durant l'été en raison du bruit assourdissant de la circulation.
Afin de donner un écho à leurs plaintes, les participants ont convenu de former un comité de citoyens qui effectuera des représentations auprès des élus concernés.
Daniel Bouchard, du Conseil régional de l’environnement, a proposé un plan d’action en quatre points concernant la rue Saint-Grégoire :
1 - Remettre en cause le statut d’artère qui gêne l’application des mesures d’apaisement de la circulation et contribue à canaliser la circulation détournée des petites rues locales.
2 – Faire interdire le camionnage de transit et ne permettre que la livraison locale sur Saint-Grégoire.
3 – Contrôler la vitesse excessive des véhicules.
4 – Demander des mesures concrètes de réduction de la circulation: changement du profil des rues, de la largeur des voies, etc.
Antoine Palangié propose également de contester le statut de collectrice de la rue De Brébeuf. Il suggère une mesure immédiate, à savoir «faire respecter la réglementation existante trop souvent bafouée qui interdit déjà le camionnage de transit sur De Brébeuf et de Mentana».
Au-delà du problème de la circulation sur la rue Saint-Grégoire, le comité veut également interpeller les élus sur les problèmes globaux de qualité de vie et d’environnement liés aux difficultés de transition du quartier entre une vocation qui a évolué d'industrielle à résidentielle.
Les citoyens s'inquiètent notamment de l'avenir du terrain vague appartenant à la brasserie RJ, qui a servi de dépôt à neige durant l'hiver. Cet espace, prévu à l'origine pour du développement résidentiel, a finalement été racheté par le brasseur, qui n'a pas dévoilé pour l'instant ses intentions à son sujet.
Habitation Montréal souhaiterait y aménager des ateliers d'artistes. Les appels répétés de l'organisme à Victor Jaar, président de l'entreprise, sont cependant restés à ce jour sans réponse, tout comme les coups de fils de citoyens et du journal Le Plateau.
Les personnes qui souhaitent obtenir davantage d'information sur le comité ou lui apporter leur appui peuvent écrire à l'adresse moinsdecamionsmaintenant@hotmail.com ou composer le 514 525 2549.
(Photo: Jacques Pharand)
Marcel Sévigny
Commentaire mis en ligne le 6 novembre 2008Dans tous les quartiers centraux le même problème se pose. Certains secteurs ne sont pas propices à l'établissement résidentiel, mais ça le plan d'urbanisme ne le dit pas. les promoteurs s'en foutent car ce qu'ils veulent c'est rentabiliser au max.
Alors, avant d'autoriser des développement, les plans d'urbanistes devraient inclure l'obligation d'études visant à permettre à de nouveaux secteurs résidentiels d'être assurés d'une qualité de vie (élimination des sources de bruit potentielles, pollution,etc.)et prévision de services commerciaux de proximité et de services publics(transport en commun, piste cyclable, parcs, etc.).
Tant qu'on permettra aux développeurs de "faire la Ville", de bâtir parce que c'est zoné résidentiel(philosophie de Gérald Tremblay) les citoyens devront se battre pour corriger les erreurs avec des fonds publics alors que les promoteurs sont en train de sévir ailleurs et qu'ils empochent. C'est ça aussi le néo-libéralisme.