Un nouveau port d'attache vert pour les travaux publics
L'arrondissement met en branle un projet majeur de relocalisation de ses services d'entretien vers le nord du territoire, dans le futur secteur Maguire. La première cour de voirie LEED pourrait ainsi voir le jour pour un coût total estimé en 2007 à 17 M$.
Lors du conseil d'arrondissement du 2 septembre, les élus ont ratifié une série de décisions qui donnent le coup d'envoi concret au projet de regroupement de tous les services de travaux publics en un même lieu, sous le viaduc Van Horne, à l'écart des zones résidentielles du Plateau.
Dans un premier temps, le conseil a mandaté la Direction des immeubles de la Ville de mettre en œuvre le projet. Puis, il a voté un contrat de services professionnels de 715 221 $ maximum à la firme Dubois Girard architectes pour les phases d'avant-projet, de conception et de construction de la cour de services.
Enfin, il a confié à la Direction du contentieux de la Ville le soin d'exproprier un terrain compris dans la zone formée par l'avenue de Gaspé, la voie ferrée du Canadien Pacifique, l'avenue Henri-Julien et l'axe de prolongation de la rue Saint-Viateur.
Plus de 275 personnes et de 250 véhicules
Cette consolidation de toutes les activités de services sur un seul et même site se traduira par le déploiement de plus de 275 personnes et de 250 véhicules, répartis actuellement sur 5 sites différents qui totalisent une superficie d'environ 29 000 m².
Actuellement, les services des travaux publics opèrent à partir de deux cours de services secondaires, soit la cour de Bullion, au coin de la rue Marie-Anne, et la cour Saint-Grégoire, au coin de la rue de Mentana, ainsi que d'une cour principale, située rue Bercy, dans l'arrondissement Ville-Marie.
Ces trois sites servent de ports d'attache pour les employés du Service des travaux publics qui assurent le déneigement ainsi que l'entretien des voies de circulation, du réseau d'égout et d'aqueduc et des parcs.
En plus des différents engins et véhicules nécessaires aux activités, ces terrains abritent des garages, des ateliers, des entrepôts et des espaces à bureaux.
7,3 M$ pour l'aménagement du site
La nouvelle cour de services prendra place sur une longue bande de terrain en friche depuis plusieurs années, au sud de la voie ferrée du CP et au Nord de la rue Bernard, entre le boulevard St-Laurent et la rue Henri-Julien.
Le coût de l'aménagement du site est estimé à 7,3 M$. «Il faut y ajouter les coûts d'acquisition des terrains, les honoraires, les taxes, la décontamination, les coûts de déménagement», précise marc Snyder, conseiller politique de la mairesse Fotopulos. En 2007, la facture totale avait été évaluée à 17 M$. L'ensemble des dépenses sera pris en charge par la ville centre.
L'arrondissement souhaite faire de ce site un modèle en matière environnementale.
«Nous avons demandé à la firme d'architectes de s'inspirer des meilleures pratiques pour le traitement des eaux et de l'huile usée notamment. L'objectif est de répondre aux critères pour devenir la première cour de voirie LEED», a déclaré la mairesse Helen Fotopulos.
Les systèmes d'évaluation Leadership in Energy and Environmental Design distinguent les projets de construction qui respectent des normes rigoureuses en matière d'efficacité énergétique et de pratiques écologiques.
Quel prix pour les terrains ?
La nouvelle cour de service s'étendra sur un espace de 22 184 m2 de terrain. L'arrondissement négocie actuellement avec la compagnie ferroviaire Canadien Pacifique l'acquisition de deux lots de terrains.
Un troisième lot devra être exproprié, faute d'être parvenu à une entente de gré à gré avec le propriétaire, Les Investissements Vasilakos inc. Ce terrain de 2 474 m2, avec le bâtiment désaffecté qui s'y trouve, est évalué à 196 200 $ par la Ville. Il pourrait toutefois coûter au total 575 000 $ aux contribuables, somme prévue par l'arrondissement pour couvrir la dépense.
On ne sait pas encore non plus combien coûtera l'achat des deux autres lots appartenant au CP. Si on se base sur un prix de 22 $ du pied carré, la facture totale pourrait s'élever à 5 M$ pour 2,2 ha selon le conseiller Richard Bergeron.