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Transmettre la passion

Carole le Hirez par Carole le Hirez
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Article mis en ligne le 9 août 2008 à 6:16
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Transmettre la passion
Steve Gendron rencontrera le public le 16 août de 14h à 16h au Studio Bizz, 551, avenue du Mont-Royal Est (www.studiogendron.fr.gd). (Photo: Jacques Pharand)
Transmettre la passion
Ancien enfant-vedette durement éprouvé par la célébrité, Steve Gendron lançait il y a cinq ans sa propre école d'acteurs. Après un temps d'arrêt, il relance son projet au Studio Bizz. «Transmettre ma passion me permet de me libérer de ce que j'ai vécu», confie-t-il.
Steve Gendron estime avoir beaucoup à transmettre aux jeunes qui rêvent de devenir acteur ainsi qu'à leurs parents. Sa propre vie pourrait d'ailleurs faire le sujet d'un film. Propulsé sous les projecteurs dès l'âge de quatre ans, le petit garçon de Shawinigan a côtoyé les plus grandes vedettes québécoises et incarné une trentaine de rôle au cinéma et à la télévision. On l'a vu dans de nombreux films (La Postière et Mathusalem I et II) et émissions (Au nom du père et du fils, L'amour avec un grand A, etc).

À l'âge de 20 ans, devenu jeune adulte, c'est la rançon d'un succès venu trop tôt et trop vite. Le téléphone arrête de sonner. On ne lui propose plus de rôles. Il traverse alors une grande période de dépression et sombre dans toutes sortes d'excès.

Après des années noires, il se reprend en main et travaille très fort pour revenir sur scène.

«Je n'ai que 26 ans, mais j'en ai 50 de plus en termes d'expérience et de vécu !» lance-t-il. «Si j'ai repris le flambeau, je le dois à ma passion pour le théâtre.»

De son expérience, le comédien ne veut retenir que le meilleur. «J'ai rencontré des gens formidables. Livré très jeune à moi-même, je me suis créé des familles satellites dans le monde du spectacle, comme avec Gilles Carle et Chloë Sainte-Marie.»

Comme formateur, il estime puiser davantage dans son expérience et son vécu que dans la technique pour encadrer les jeunes acteurs. Il privilégie le côté humain à la performance.

«Il faut que cela reste un jeu pour les enfants. Ce sont souvent les parents qui poussent. Ils ont hâte de voir leur jeune tourner dans des pubs ou dans des films. Or à 7 ans, tu veux surtout t'amuser.»

Selon lui, l'apprentissage du métier d'acteur ne se limite pas à vouloir faire de la télé. La démarche doit participer à l'évolution de l'enfant.

De toute cette expérience, il retire un constat: «On est des vendeurs de rêve et d'illusion. On monte vite et on descend vite.»

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