Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Le Plateau
Culturel Mademoiselle
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Cinq fois le tour du monde en musique

22e édition de Nuits d'Afrique

Carole le Hirez par Carole le Hirez
Voir tous les articles de Carole le Hirez
Article mis en ligne le 10 juillet 2008 à 10:57
Soyez le premier à commenter cet article
Cinq fois le tour du monde en musique
Premier griot du slam, le Sénégalais Souleymane Diamanka incarne cette nouvelle génération de poètes qui déclament le quotidien des gens de leurs générations. (Photo: Courtoisie)
Cinq fois le tour du monde en musique
22e édition de Nuits d'Afrique
Du 8 au 20 juillet, le Festival International Nuits d’Afrique propose un large éventail de la richesse des rythmes d’ascendance africaine. Afrique, Antilles, Amérique Latine : entre tradition et nouveaux courants, 13 jours de spectacles, du Club Balattou, centre nerveux du festival depuis sa création, au Kola Note, en passant par le National et le Métropolis.
Les organisateurs du festival se sont amusés à compter les kilomètres à parcourir pour relier Montréal à chacun des 27 pays dont sont originaires les artistes qui composent la programmation de cette 22e édition du Festival International Nuits d’Afrique: grosso modo 195 000 kilomètres, aller simple, soit près de 5 tours du monde! On nous promet donc de voir du pays !

Le spectacle Idir, légende de la musique kabyle et parrain de ce 22e festival, marquera le lancement officiel des festivités, le 10 juillet, au Métropolis. Son message, « ne pas oublier d’où l’on vient, pour mieux construire un présent et un avenir, en essayant de les rendre les plus harmonieux possible », reflète bien l’approche particulière de l’artiste, qui tout au long de sa carrière a eu la volonté de permettre aux différentes cultures de dialoguer à travers la musique.

Plusieurs artistes de renommée internationale coloreront l'été montréalais de leur présence, à commencer par Seun Anikulapo Kuti, fils du grand Fela, le célèbre musicien nigérien. Avec son groupe, Egypt 80, il revisite d’une touche de hip hop le toujours très actuel afrobeat de son père.

Black Umfolosi, du Zimbabwe, icône des a capella, gospels, danses zulus et gumboots caractéristiques du sud de l’Afrique, a fêté l’an dernier ses 25 ans de scène, ce qui n’empêche pas ses membres d’être toujours aussi survoltés.

Les Go de Koteba, deux «nanas» à la vitalité contagieuse, chantent et dansent sur des grooves mandingues aux vibrations urbaines. Le « Brazilian Jamaica reggae » unique des 5 musiciens aveugles et du chanteur brésilo-italo-libanais de Tribo de Jah sillonne les continents.

Pour la première fois, Montréal accueillera les nomades peul-wodaabes de Etran Finatawa. Le blues magnétique de ces Nigériens a été nominé aux BBC3 World Music Awards. Premier griot du slam, le Sénégalais Souleymane Diamanka incarne cette nouvelle génération de poètes qui déclament le quotidien des gens de leurs générations. Son compatriote Fallou Dieng, joueur de Sabar émérite et nouvelle idole du mbalax dans son pays, donnera également un aperçu de son répertoire.

Plusieurs artistes seront de retour cet été sur la scène montréalaise, parmi lesquels l'Ivoirienne Dobet Gnahoré, Shimita El Diego, figure emblématique de la rumba et du soukous congolais, le Camerounais André-Marie Tala, émule aveugle de James Brown, et Kadan’s de la Guadeloupe.

Les familles ne sont pas oubliées, conformément à la grande tradition africaine, avec une série de spectacles et d'activités gratuits pour tous.
Boubous, percussions et poulet grillé
La Place Émilie-Gamelin vivra aux rythmes chauds de l’Afrique, des Antilles et d’Amérique Latine les 17, 18, 19 et 20 juillet 2008, tandis que s’animera le Village des Nuits d’Afrique, qui accueillera 27 groupes locaux et internationaux et près de 400 artistes sur scène. Plusieurs ateliers sont également organisés le matin, pour toute la famille : danse africaine, percussions marocaines, instruments malgaches, etc.
Le Village des Nuits d’Afrique, c’est surtout une ambiance, un bouillonnement culturel où l’on chante, danse et baragouine pour le plaisir avec les commerçants du Marché Tombouctou, rivalisant d’ingéniosité pour vendre leurs boubous, percussions et autres produits de beauté et bijoux traditionnels ; un espace convivial où on s’assoit sur la terrasse aménagée à cet effet ou dans l’herbe, « à la bonne franquette », pour déguster un poulet grillé sauce yassa, plat typique du Sénégal, un bœuf jerk épicé à la mode jamaïcaine, ou encore une crème glacée aux saveurs exotiques.

La tente du Montréal Multicolore réjouira les plus jeunes. Sous le pinceau à maquillage magique de Allison (Caraïbes), les enfants deviendront fleur multicolore ou lion roi des forêts. Leurs jolis dessins, inspirés de conte africains ou d’animaux de la savane, seront quand à eux exposés au regard de tous les festivaliers.

(Photo: Courtoisie)

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Avez-vous l'intention de voter aux élections fédérales?
  • Oui
  • Non