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Sortir du cadre

Article mis en ligne le 19 mai 2008 à 10:00
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Sortir du cadre
Le vernissage de l'exposition de Julie Robert aura lieu le 21 mai à la Galerie Le 1040, située au 1040, rue Marie-Anne Est. (Photo: Courtoisie)
Sortir du cadre
Julie Robert expose ses plus récentes oeuvres à la galerie Le 1040 du plateau Mont-Royal du 20 au 25 mai. «Sortir du cadre», voilà ce qu’on pense au contact des toiles de Julie Robert. Son art ni figuratif ni abstrait, mais illustratif et moderne, donne aux couleurs des élans qui se fracassent contre les limites du tableau et reviennent sur elles-mêmes en ressacs.
Julie Robert peint depuis plus de vingt ans. Au sortir d’une technique en graphisme au cégep Ahuntsic, elle s’est dirigée en design à l’université Concordia. Ces années d’étude lui font approfondir le dessin, les couleurs, les rapports de formes.

Son travail de graphiste et l’enseignement en infographie lui ont également fait toucher tous les domaines de l’illustration. «On le voit, déclare-t-elle, quand un artiste sait dessiner, quand il a appris à respecter les formes et les couleurs. On ne déconstruit pas les perspectives si on ne sait pas d’abord à quoi elles tiennent.»

Parmi ses maîtres, elle place Picasso tout en haut, justement à cause de sa connaissance de l’art et de sa liberté. « Il a su se renouveler sans cesse en réinterprétant toute la peinture. » dit-elle.

Se renouveler : c’est sans doute le fil d’Ariane pour entrer dans l’oeuvre de Julie Robert puisque la variété de ses thèmes ne s’épuisent pas et composent un vaste labyrinthe narratif. Ce sont des poissons, des oies, des fleurs ou des coqs, des vases, des rétrécissements visuels, des spirales, des vagues qui font vibrer les couleurs pour qu’elles se ressassent et s’élancent hors du cadre.

Chaque fois, partant du centre du tableau, peu importe la dimension de la toile, c’est un foyer de couleurs qui irradient et cherchent à sortir du cadre. Un cadre dont Julie Robert aime bien se moquer. Colonnes grecques, éclats de vitraux, zigzags Mayas, spirales carrées, motifs amérindiens, formes architecturales québécoises, tout semble bon pour créer un cadre illusoire, un cadre qui n’arrêterait plus l’oeil, mais serait lui-même couleurs, formes, espaces de liberté.

En somme, comme nous le proposent ses fleurs, ses poissons, ses oies, ses maisons d'ici, ses silhouettes urbaines, l’oeuvre de l’artiste nous montre qu’on peut être fidèle à soi sans cesser de se renouveler, d’explorer hors du cadre. La spirale qui va du dedans au dehors réalise ainsi, clairement, l’union des thèmes et de leur mouvement.

(Photo: Courtoisie)

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