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Le mur du CP sème encore la discorde

Carole le Hirez par Carole le Hirez
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Article mis en ligne le 8 mai 2008 à 15:19
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Le mur du CP sème encore la discorde
La construction a été baptisée «mur de la honte» par les résidants du secteur. (Photo: Jacques Pharand)
Le mur du CP sème encore la discorde
Avec le versement de la quote-part de l'arrondissement Rosemont-La Petite-Patrie, la dernière tranche des travaux de végétalisation du mur antibruit le long de la voie ferrée du Canadien Pacifique pourra bientôt commencer. Le sujet divise toutefois encore les élus du Plateau.
Il y a des dossiers qui ont du mal à se refermer. Celui du mur antibruit, construit derrière les condominiums de la rue Saint-Grégoire, le long des rues Pauline-Julien et Gilbert-Langevin, est un de ceux-là.

Les élus du Plateau ont accordé lundi le contrat pour procéder à la dernière phase des travaux de végétalisation, qui comprend la plantation de boutures de saules sur une section de 500 mètres. Pendant ce temps, ceux de l'arrondissement voisin débloquaient les fonds nécessaires pour financer l'opération, une facture de 97 104$.

Le point est toutefois passé à deux doigts d'être retiré de l'ordre du jour de la séance du conseil d'arrondissement. Les conseillers Michel Labrecque et Richard Bergeron ont fermement manifesté leur opposition au projet.

Faute d'être appuyé, le sujet a dû être débattu, suscitant l'embarras autour de la table. «Les boutures sont commandées et c'est Rosemont-La Petite-Patrie qui paie la note pour que le mur de graffitis soit recouvert. C'est quoi le problème ?» a questionné la mairesse Helen Fotopulos.

Le coût de la végétalisation du mur s'élèvera au total à 400 000 $. La moitié est prise en charge par la ville centre et les deux autres quarts par les administrations Fotopulos et Lavallée. Le Plateau a déjà apporté sa part en 2007. On n'attendait donc plus que la contribution de Rosemont-La Petite-Patrie pour terminer les travaux.

Le retour opportun du conseiller Michel Prescott dans la salle a permis de faire adopter le point, pendant que Michel Labrecque prenait la poudre d'escampette durant la procédure, dans un chassé-croisé digne de Feydeau.

«J'ai toujours détesté ce mur-là, j'ai tout fait pour l'arrêter, et il a fallu qu'il se rende jusqu'à la rue Saint-Denis. C'est encore un autre legs empoisonné de l'administration précédente», a déclaré Michel Bergeron. Michel Labrecque n'a pas été plus tendre. «C'est une affaire qui m'écœure depuis le début. J'ai manifesté contre avec mes enfants à l'époque. Je ne vais pas voter pour maintenant», a expliqué le conseiller.

Le Canadien Pacifique avait exigé la construction du mur de béton lors du projet résidentiel Cours Laurier. Cette exigence avait été reprise plus tard par la Ville pour le développement Jardin d'Héraclès. Rapidement, le mur avait été envahi par les graffitis. Devant le mécontentement des résidants, les deux arrondissements décidaient de réduire l'impact visuel par la plantation d'arbres. Une première phase de travaux avait été réalisée en 2007.

(Photo: Jacques Pharand)

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