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Mettre la main à la pâte

Carole le Hirez par Carole le Hirez
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Article mis en ligne le 28 mars 2008 à 11:00
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Mettre la main à la pâte
Un atelier de préparation de pain naan aux cuisines collectives du Grand Plateau, qui ont pignon sur rue au 4095, rue Saint-André. (Photo:Jacques Pharand)
Mettre la main à la pâte
Les cuisines collectives réclament leur part du gâteau. Elles ont profité de leur journée nationale, le 26 mars, pour rappeler que leur mission, c'est plus que faire la popote en groupe. Elle touche également à la santé et à la qualité de vie des populations moins favorisées.
Une cuisine collective, c’est un petit groupe de personnes qui mettent en commun temps, argent et savoir-faire pour confectionner des plats sains, économiques et appétissants.

Près de 37 000 participants mettent ainsi la main à la pâte chaque année tout en améliorant leur alimentation.

Depuis 1995, les cuisines collectives connaissent un véritable engouement: leur nombre est passé de 500 à 1 400, une augmentation de 280 %, selon le regroupement des cuisines collectives du Québec (RCCQ).

Les intérêts sont nombreux : ils permettent d'apprendre à cuisiner, d'épargner du temps en cuisinant en grosses quantités et d'avoir ainsi des repas préparés à l’avance et de meilleure qualité.

Et il y en a pour tous les goûts et tous les besoins : En plus des plats traditionnels, les dernières années ont vu fleurir des ateliers de cuisine multiethnique et végétarienne, de purées de bébé, contre le diabète et le cholestérol) et minceur.

Résultat : il faudrait créer des groupes supplémentaires afin de répondre à une demande qui explose. Toutefois, « le financement des cuisines est, de façon générale, de faible ampleur, éclaté et aléatoire. Peu de groupes ont un financement récurrent », déplore le Regroupement.

Les 1 400 groupes de cuisine collective ont donc profité de leur journée nationale pour réclamer un soutien financier régulier au gouvernement. «Le sous-financement entraîne de nombreux problèmes: Instabilité du personnel, formation sans cesse à recommencer, énergie dépensée à la recherche de financement», a souligné le regroupement.

(Photo:Jacques Pharand)

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