« Avec les conservateurs, nous avons un gouvernement noir; noir comme les sables bitumineux !» — Gilles Duceppe
(Photo: Courtoisie)
Duceppe défend Kyoto
Une assemblée sous le thème de l’environnement
« Avec les conservateurs, nous avons un gouvernement noir; noir comme les sables bitumineux !» — Gilles Duceppe
« Avec les conservateurs de Stephen Harper, nous avons un gouvernement noir comme les sables bitumineux; un gouvernement englué dans les sables bitumineux. En fait, jamais un gouvernement canadien n’aura créé autant d’obstacles à la mise en oeuvre du protocole de Kyoto », a lancé jeudi dernier le chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, à l’occasion d’une assemblée publique intitulée « Penser globalement, agir localement », tenue dans sa circonscription de Laurier—Sainte-Marie.
« Les conservateurs ont montré à plusieurs reprises qu’ils sont d’ardents défenseurs de l’industrie pétrolière. Or, au Québec, il y a un large consensus pour appliquer le protocole de Kyoto, entre autres parce que le pétrole et les hydrocarbures appauvrissent le Québec. »
« On se retrouve donc dans une situation où les hydrocarbures enrichissent le Canada, mais appauvrissent le Québec. Ainsi, d’un point de vue strictement économique, Kyoto est payant pour le Québec, mais perçu comme coûteux pour le Canada », a poursuivi avec insistance Gilles Duceppe.
«À l’inverse, le Québec n’aura d’autre choix que diminuer, un jour ou l’autre, sa dépendance à l’égard du pétrole puisque, d’une part, il s’agit d’une ressource non renouvelable qui, d’autre part, entraîne pour nous un déficit commercial important.»
«Or, si nous amorçons rapidement un virage dans notre consommation d’hydrocarbures, la réduction de notre dépendance au pétrole peut devenir un avantage économique majeur en plus d’être un geste significatif pour marquer notre volonté de lutter contre les changements climatiques», a renchéri Gilles Duceppe.
Pas de cadeaux aux pétrolières
Selon les propos du député fédéral de Laurier-Sainte-Marie, la confrontation entre les intérêts économiques et environnementaux du Canada et du Québec se trouve au coeur du problème. À ce titre, le Bloc Québécois préconise la création d’une bourse du carbone, passant par la fixation de cibles absolues de réduction des émissions de gaz à effet de serre, en prenant 1990 comme année de référence; et l’adoption d’une approche territoriale, permettant ainsi au Québec d’établir une politique conforme à sa situation particulière.
«Il y a bien d’autres actions que peut entreprendre le gouvernement fédéral pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le Bloc Québécois a proposé de créer un Fonds pour l'efficacité énergétique doté d'un milliard de dollars. Ce fonds offrira un incitatif financier aux personnes qui décident de changer leurs appareils électroménagers ou de chauffage actuels contre des appareils écoénergétiques. Voilà une mesure apte à augmenter notre efficacité énergétique, à stimuler l'économie et qui s'adresse directement aux gens.»
«Au lieu de cela, le gouvernement Harper préfère offrir des cadeaux fiscaux aux pétrolières qui, cette année, vont coûter 922 millions de dollars», affirme pour sa part le porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Environnement et député de Rosemont—La Petite-Patrie, Bernard Bigras.
« Comme la stratégie du gouvernement Harper, c’est une invitation à polluer le plus possible, le Bloc Québécois a fermement l’intention de faire de l’environnement un enjeu électoral central », a conclu Gilles Duceppe.
(M.J.-F.)
(Photo: Courtoisie)