Les trois membres de Loco Locass, Chafiik, Batlam et Biz.
(Photo: Courtoisie)
Loco Locass de la musique en noir et blanc
Le groupe Loco Locass est en nomination dans la catégorie spectacle de l'année dans le cadre du gala des prix SOBA.
Loco Locass symphonique fut présenté lors du 19e festival des Francofolies de Montréal, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts. Ce spectacle original combinait hip-hop et orchestre symphonique.
Les Loco Locass sont en nomination dans la même catégorie que Grégory Charles, Florence K, Gage Live et le Rassemblement HHD.
L'an dernier, Loco Locass était également en nomination lors de la première édition du gala SOBA pour son vidéo Censure pour l'échafaud. Ce vidéo dénonce le racisme au Canada anglais.
«Comme je l'ai dit l'an dernier, c'est vraiment un honneur d'être représenté dans ce gala. On a toujours dit que nous faisions de la musique de Noirs. C'est tout à l'honneur de ces gens de ne pas limiter la culture noire aux seules personnes dont la peau est noire et bien aux personnes qui embrassent cette culture là», mentionne Biz.
«J'ai toujours dit que j'étais un noir albinos, car j'embrasse totalement la culture noire. Je ne prétends pas être noir lorsque je fais du rap, sauf que je produis ce genre de musique et je la brasse à ma façon», ajoute-t-il.
«Ce gala ne cantonne pas la culture à la couleur de la peau, mais bien à l'esprit et à ceux qui possèdent cette culture dans leur cœur et dans leur tête», poursuit-il.
Symphonique
Que les violonistes et autres musiciens brandissent leurs archets au rythme des Loco Locass, détonnent de la vision traditionnelle d'un orchestre symphonique ou les musiciens restent de marbre. «Brandir les bras en cadence est un geste typique des spectacles hip-hop. Nous avons insisté auprès des membres de l'orchestre afin qu'ils nous suivent en cadence. En contrepartie, nous étions vêtus de tuxedos», explique Biz.
«Le spectacle Loco Locass symphonique constitue la rencontre de deux cultures; la culture noire, le hip-hop, et la musique classique. La culture classique a rencontré la culture populaire», souligne-t-il.
Il s'agissait d'un orchestre hybride composé de jeunes du camp musical Saint-Alexandre. Des musiciens professionnels des orchestres symphoniques de Québec et de Trois-Rivières s'étaient joints à la formation.
«Les musiciens de l'OSQ et de l'OSTR portaient des espadrilles. Ce qui est absolument impensable dans un cadre traditionnel d'un orchestre symphonique», fait remarquer Biz.