Patrice Ouellette, résidant riverain et membre actif du comité de la ruelle champêtre. (Photo: Jacques Pharand)
Une première ruelle champêtre
Il y a des ruelles vertes, il y aura maintenant une ruelle champêtre. Un projet pilote est mené dans la ruelle située dans le quadrilatère formé des rues Henri-Julien, Drolet, de l'avenue des Pins et du square Saint-Louis.
Si les ruelles vertes permettent d’enlever quelques bouts de bitume pour planter des plates-bandes, les ruelles champêtres, elles, éliminent carrément l’asphalte. Seules deux bandes de roulement, l’équivalent des traces laissées par les pneus des automobiles, seront aménagées. Le revêtement au sol sera constitué d’une structure géosynthétique qui permet à un couvre-sol végétal de pousser. En tout, 230 mètres carrés d’asphalte seront enlevés.
Il s’agit d’un premier partenariat public-privé. L’entreprise Val Nature contribuera au réaménagement de la ruelle. Elle financera également la conception et la production d’un guide d’embellissement et du verdissement des ruelles. L’engagement de Val Nature se chiffre à 15 000$, sur un projet qui totalise un investissement de 126 037,50$.
Mais ne devient pas champêtre n’importe quelle ruelle, prévient la mairesse Helen Fotopulos. «Les résidants travaillent depuis 2000 au verdissement de leur ruelle. Le projet pilote, actuellement en cours, s’inscrit dans un processus. On ne crée pas une ruelle champêtre comme ça», fait-elle en claquant des doigts.
Patrice Ouellette, résidant riverain et membre actif du comité de la ruelle, avoue que le projet de ruelle verte fut enclenché dès 2000. «Aujourd’hui, nous sommes en mesure d’entreprendre une autre étape. Ce projet culmine après dix ans d’efforts de la part des citoyens voisins pour embellir, verdir et entretenir leur ruelle», fait-il remarquer.
Le concours d’embellissement de l’arrondissement a d’ailleurs consacré cette ruelle verte gagnante, en 2006.