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Stéphane Dompierre, auteur

Geneviève Allard par Geneviève Allard
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Article mis en ligne le 3 octobre 2007 à 14:08
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Stéphane Dompierre, auteur
Photo:Éric Carrière
Stéphane Dompierre, auteur
Il est de retour! Après le succès populaire et critique de son premier roman Un petit pas pour l’homme, Stéphane Dompierre nous revient en force avec Mal élevé un deuxième effort d’écriture résolument urbain, cinglant, drôle et touchant.

Malgré les attentes, le résidant du Plateau Mont-Royal n’est pas du tout effrayé par la perspective de séduire une nouvelle fois son lectorat, tout comme il s’est refusé à se mettre de la pression durant l’écriture de son deuxième roman. «On m’a dit que d’écrire un livre était comme avoir un enfant. Quand tu en as un deuxième, tu ne remplaces pas le premier, tu ne le compares pas, il a une vie à lui seul.»

Ce deuxième «bébé» donc, c’est l’histoire d’Alex, chanteur rebelle qui accumule les conquêtes féminines beaucoup plus facilement que les succès radiophoniques. Amoureux pour la toute première fois, il emménage avec Sandrine, une chanteuse qui pourrait bien l’aider à connaître le succès qu’il espère depuis longtemps, si seulement il pouvait perdre l’habitude de démolir ses guitares sur scène en hurlant et se mettre à écrire des chansons d’amour. Mais le couple et la musique pop, ça fait beaucoup de compromis d’un seul coup…

«J’aurais pu écrire Un petit pas pour l’homme 2, faire une suite, mais je ne voulais pas avoir l’impression de me répéter», dit celui qui dit avoir trouvé sa place en littérature, après avoir notamment effleuré le monde de la musique. «J’écris vraiment pour le plaisir. Je ne comprends vraiment pas ceux qui veulent le faire pour l’argent», dit-il avec un sourire dans la voix.

Mal élevé est à peine sur les tablettes des librairies que déjà Amérique film a signé une option d’adaptation cinématographique sur le second roman, projet qui sera scénarisé par Dompierre lui-même. «Je pense que le roman s’y prête bien avec les scènes de concerts rocks et tout.[…] J’aime l’idée de le scénariser, surtout si je n’ai pas l’impression de refaire mon livre.» En attendant de voir Mal élevé sur grand écran, l’auteur souhaite que son roman trouvera son public. Nous aussi.
Mes bonnes adresses
Pour manger. Le Stash Café, un restaurant polonais (200, rue St-Paul Ouest). Ceux qui surveillent leur poids, n'y allez pas.



Pour flâner. Les ruelles du Plateau-Mont-Royal. C'est un des rares lieux tranquilles du Plateau et on peut fouiner chez les gens ni vu ni connu.



Pour sortir. Bonne question. Je n'ai aucune idée où les gens s'amusent et draguent et dansent et sniffent de la coke et se tripotent dans les toilettes et attrapent des MTS et tout. Moi je vais chez Baptiste (1045, avenue du Mont-Royal Est), au Plan B (327, avenue du Mont-Royal Est) ou au Réservoir (9, avenue Duluth Est), je prends quelques verres avec des amis puis je rentre tranquillement chez moi.



À lire ou le meilleur endroit pour lire. Un roman russe, d'Emmanuel Carrère. Sur un banc, près du bassin du parc Lafontaine, en autant que le vieux fatiguant qui chante et siffle et danse en écoutant son baladeur n'y soit pas.



À découvrir. La nouvelle librairie de livres neufs et usagés Le Port de Tête (262, avenue du Mont-Royal Est). Un personnel passionné et sympathique, qui élabore son inventaire avec un soin maniaque.



À fuir. Si vous souhaitez vous faire étiqueter « baby boomer qui veut avoir l'air dans le coup mais qui ne l'est pas du tout », allez vous mettre dans la file de gens qui attendent pour manger à L'Académie. Quand on passe devant pour aller dans un resto meilleur et moins cher - il y en a partout autour - on se fout de votre gueule.

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