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Le Centre Dollard-Cormier devient «universitaire»

par Anne-Marie Tremblay
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Article mis en ligne le 28 août 2007 à 10:00
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Le Centre Dollard-Cormier devient «universitaire»
Le Centre Dollard-Cormier, qui s'occupe des personnes atteintes de toxicomanie, d'alcoolisme et de jeu pathologique, célèbre ses dix ans d'existence cette année. (Photo: Courtoisie)
Le Centre Dollard-Cormier devient «universitaire»
Pour souffler ses dix chandelles, le Centre Dollard-Cormier a réussi à décrocher le statut d'institut universitaire. «C'est une première au Québec», indique Madeleine Roy, directrice de l'établissement public de réadaptation qui travaille auprès des personnes souffrant d'alcoolisme, de toxicomanie ou de jeu pathologique.
Depuis sa création, le centre a fait des pieds et des mains pour multiplier les contacts avec le monde universitaire. Des efforts qui ont porté des fruits puisque l'établissement est affilié à l'Université de Montréal et est partenaire de l'Université de Sherbrooke. Son rayonnement lui aura permis de décrocher le titre d'institut universitaire.

«Le Centre Dollard-Cormier est une référence dans le secteur des dépendances. Son expertise et la pertinence de ses programmes de recherche sont reconnues dans le reste du pays et même sur le plan international. Sa désignation comme institut universitaire consacre ses efforts et témoigne de la confiance qu'inspirent ses réalisations et ses travaux de haut niveau», a indiqué le ministre de la Santé et des Services sociaux (MSSS), Philippe Couillard.
Une réalité qui change
Depuis 1997, les clients du centre ont presque doublé, bondissant de 85%. Cette année, ce sont 9 600 personnes qui ont eu recours au centre. « Ce n'est pas parce que les gens aux prises avec des toxicomanies sont plus nombreux que nous traitons plus de clients, nuance France Lecompte, directrice des services à la clientèle, mais plutôt parce que nous réussissons à rejoindre de plus en plus de personnes», ajoute-t-elle.
De plus, le portrait de l'état de la clientèle s'est assombri avec le temps. «Lorsque nous avons ouvert nos portes, plusieurs personnes jonglaient avec une seule dépendance. Aujourd'hui, la plupart vivent avec deux ou trois toxicomanies. Plusieurs clients doivent également composer avec des problèmes de santé mentale.»

Au fil des ans, le Centre Dollard-Cormier a donc dû adapter ses services à la réalité. L'ouverture de la clinique Cormier-Lafontaine, par exemple, aura permis au centre et à l'hôpital Louis-H Lafontaine d'unir leurs forces. «Ce service, qui a touché 481 clients l'an passé, permet de stabiliser leur état et de leur offrir un traitement adéquat», indique la directrice.

Malgré des cas de plus en plus lourds et une forte augmentation de personnes desservies, les budgets n'ont augmenté que de 48 % au cours des ans. Devenir un institut universitaire est une nouvelle qui vient à point nommé pour le centre. «Le MSSS octroiera un budget spécifique à l'organisme pour la recherche, l'enseignement et la formation», souligne Madeleine Roy, afin que nous puissions continuer à développer des pratiques de pointe en matière de toxicomanie, d'alcoolisme et de jeux pathologiques.
Services d'urgence uniques
Le Centre Dollard-Cormier est né il y a dix ans, chapeautant les services de trois établissements, soit le Centre Préfontaine, Aternatives et Do-Ré-Mi Montréal. Desservant tout Montréal, le développement des services a permis de répondre aux besoins de tous les groupes d'âge, de l'enfance aux personnes de 55 ans et plus.
Le Centre Dollard-Cormier offre, entre autres, un service d'urgence 24 heures sur 24, unique au Québec. Les personnes qui se retrouvent en situation critique y bénéficient d'un séjour d'au maximum 48 heures, le temps de désamorcer la crise. Un nouveau programme a également été inauguré cet hiver pour venir en aide aux enfants de 6 à 12 ans dont les parents consomment. Un projet qui a permis de rejoindre 14 familles, totalisant 47 personnes.

(Photo: Courtoisie)

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