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Deux plaintes pour des squatters de la rue Rachel

Alain Perron par Alain Perron
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Article mis en ligne le 23 juin 2007 à 17:00
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Deux plaintes pour des squatters de la rue Rachel
Les pompiers ont répondu à une alerte générale pour combattre l'incendie sur la rue Rachel. (Photo: Danny Rainville)
Deux plaintes pour des squatters de la rue Rachel
Plusieurs rumeurs ont couru à la suite de l'incendie de l'immeuble en construction du 2135, rue Rachel Est: l'immeuble était abandonné, des squatters y ont mis le feu, c'est la faute à la Ville… à la police….
Le 14 juin, un violent incendie a entraîné l'effondrement d'un immeuble en construction. Des voisins disent se plaindre depuis des années de cet interminable chantier. Des jeunes squatters auraient été aperçus à l'intérieur de l'édifice.

Un permis de construction a été délivré le 10 décembre 2003 au propriétaire du terrain, Roy Del Tedesco, pour un bâtiment de 4 logements.

Selon les règles dans l'émission d'un permis: «il n’y a pas de dispositions réglementaires relatives à l’échéance des travaux d’un chantier, toutefois, le permis est périmé si les travaux ne débutent pas à l’intérieur d’un délai de 6 mois ou lorsque ceux-ci sont interrompus plus de 12 mois».

Par contre, un propriétaire doit veiller à ce que son immeuble soit clos et sécuritaire. Si ce n’est pas le cas, les inspecteurs de la Ville interviennent.

Les cas d’intrusion à l'intérieur d'un immeuble relèvent toutefois de la police.
Les interventions
Les interventions au cours de la dernière année se résument à une inspection menée le 22 août 2006 qui démontre que le bâtiment n’était pas accessible, tant en façade, qu’à l’arrière.
Également, le 2 novembre 2006, l’arrondissement est intervenu (suite à une intervention de la police pour évincer des squatteurs) relativement à une ouverture à l’arrière du bâtiment (porte patio manquante). Une semaine plus tard, le 6 novembre, l'inspecteur constate que la porte est installée.

Depuis, aucune plainte n’a été reçue à l'arrondissement.

Du côté du poste de quartier 38, l'agente sociocommunautaire Suzie Paquette confirme que seulement deux plaintes ont été signalées, en 2006. «Avant l'incendie, nous avons expulsé des jeunes de l'immeuble», ajoute-t-elle.

«Les gens ne doivent pas hésiter à téléphoner au 9-1-1 lorsqu'ils aperçoivent des agissements louches. Nos policiers vont se rendre sur place. Nous pourrons également demander à la Ville et au service de prévention des incendies d'intervenir si cela est nécessaire», poursuit Mme Paquette.

Une enquête est toujours en cours afin de déterminer la cause du sinistre.

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