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Agression dans le métro: La procédure passe-t-elle avant la sécurité publique?

Philippe Beauchemin par Philippe Beauchemin
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Article mis en ligne le 20 juin 2007 à 15:50
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Agression dans le métro: La procédure passe-t-elle avant la sécurité publique?
Les usagers du métro de Montréal se questionnent à savoir si leur sécurité est la priorité des agents de la STM. (Photo: gracieuseté)
Agression dans le métro: La procédure passe-t-elle avant la sécurité publique?
Lundi dernier, des agents de surveillance du métro de Montréal à la station Berri-UQÀM ont refusé de porter assistance à une femme qui se faisait battre par son conjoint.
Les quatre agents de la Société de transport de Montréal (STM) ne sont pas intervenus, prétextant que depuis l’arrivée des policiers dans le métro, il n’était plus dans leur mandat de porter secours aux usagers du métro. Leur nouveau mandat se limiterait à s’assurer que les clients du transport en commun paient leur passage et qu’ils n’obstruent pas la circulation. Il revient maintenant aux policiers de maintenir la sécurité dans le métro.

En entrevue à Radio-Canada, la présidente du syndicat des agents de surveillance du métro, Josée Massicotte, cautionne le geste des quatre agents. Selon elle, « les agents ont bien fait de ne pas agir, parce que ça démontre comment la situation est actuellement absurde. (…) Si eux avaient agi, comment les gens auraient su qu’on nous demandait de faire des absurdités comme ça ? »
Sécurité des usagers
Questionnés à savoir si la sécurité des usagers dans le transport en commun était menacée par le nouveau partage des tâches entre policiers et agents de sécurité, la STM de même que Claude Dauphin, le responsable de la sécurité publique à la Ville de Montréal, n’ont pas voulu émettre de commentaire.

« Ce cas est sous enquête actuellement, a laissé savoir Isabelle Tremblay, des relations médias à la STM. Selon ce que l’on sait, les agents ont suivi la procédure. Quand il y a une problématique de ce genre, c’est au centre de contrôle d’appeler le 9-1-1, et c’est ce qui a été fait. »

Bernard Larin, l’attaché de presse de M. Dauphin, a pour sa part souligné qu’il s’agissait d’un « problème d’interprétation des consignes émises et que c’était à la STM à commenter ce cas. »
Présence policière
Ironiquement, cette histoire est survenue la journée même où 132 policiers du Service de police de la Ville de Montréal entrent en fonction pour assurer la sécurité des usagers.
Quelques heures avant cet incident, le maire de Montréal, Gérald Tremblay, avait tenu à souligner l’importance de cette nouvelle mesure de sécurité. « La présence en permanence de policiers dans le métro permettra non seulement de renforcer la sécurité, mais également le sentiment de sécurité auprès des usagers et de la population de Montréal. Cette décision, attendue depuis longtemps, viendra sans nul doute améliorer la qualité de vie de l’ensemble des citoyennes et des citoyens », avait-il déclaré.

Les policiers de la section métro de Montréal ont pour mission de maintenir la sécurité dans le métro en veillant au respect des lois et règlements en vigueur. Ils assurent aussi la fluidité des services de ce réseau tout en appliquant les règlements édictés par la STM.

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