Front commun pour Kyoto
Des représentants des différents partis d’opposition et de l’industrie, de même que des environnementalistes, ont dénoncé le 5 juin les mesures dilatoires utilisées par les conservateurs pour bloquer l’adoption des projets de loi C-288 et C-30.
Présenté par le député libéral d’Honoré-Mercier, Pablo Rodriguez, le projet de loi C-288 vise à obliger le gouvernement à respecter le protocole de Kyoto. Le projet de loi est actuellement à l’étude au Sénat, mais son adoption serait retardée par les sénateurs conservateurs.
«L’obstruction systématique des conservateurs démontre clairement leur manque flagrant de respect envers le Parlement, envers la démocratie, tout comme envers la grande majorité de Canadiens qui appuient Kyoto », a lancé Pablo Rodriguez.
Par ailleurs, le projet de loi C-30 sur la qualité de l’air a été proposé par le gouvernement conservateur, mais a été fortement amendé par les partis d’opposition. Insatisfait du projet de loi tel qu’amendé, le gouvernement tente maintenant d’éviter que la Chambre des communes l’adopte.
Pour le député de Rosemont¬–La Petite-Patrie, Bernard Bigras, le gouvernement conservateur et le ministre de l’Environnement, John Baird, ont perdu toute crédibilité en matière d’environnement. «Alors que l’Union européenne prépare la suite de Kyoto avec des réductions pouvant atteindre 30 %, le gouvernement Harper refuse de prendre les actions immédiates qu’exige la situation environnementale planétaire. Quelle crédibilité peut avoir le Canada avec un plan taillé sur mesure pour l’industrie pétrolière?», s’est-il demandé.
Présents lors de la conférence de presse, les représentants du Parti libéral du Canada, du Bloc québécois, du Nouveau parti démocratique et du Parti vert du Canada ont uni leur voix à celle du porte-parole de la Coalition Québec-Vert-Kyoto, Daniel Breton, pour exiger la démission du ministre de l’Environnement.
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