Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Le Plateau
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Le nouveau ministre des Travaux publics est un néophyte de la politique

Presse Canadienne Article mis en ligne le 25 juin 2008 à 0:00
Soyez le premier à commenter cet article
Le nouveau ministre des Travaux publics est un néophyte de la politique
Ministre des Travaux publics Christian Paradis est assermenté à son poste de Premier ministre Stephen Harper et la gouverneure générale Michaëlle Jean regarder, Mercredi, Juin 25, 2008. LA PRESSE CANADIENNE / Fred Chartrand
OTTAWA - L'homme responsable depuis mercredi midi du gigantesque ministère des Travaux publics est un néophyte de la politique, inconnu du grand public même dans sa province natale et qui doit vraisemblablement son ascension rapide à sa discrétion dans un gouvernement réputé pour les efforts qu'il déploie à "contrôler le message".
Christian Paradis est né le 1er janvier 1974 à Thetford Mines, dans la circonscription de Mégantic-L'Erable qu'il représente depuis janvier 2006 à la Chambre des communes. Il a étudié à l'Université de Sherbrooke, puis à l'Université Laval où il s'est spécialisé en droit des affaires.
Il est retourné dans sa région natale avec ses diplômes en poche et a travaillé comme avocat à Thetford Mines jusqu'à son élection, il y a deux ans et demi. Engagé dans son milieu, il a notamment été président de la Chambre de commerce et de l'industrie de l'amiante (CCIA). Son épouse Julie Roberge et lui ont trois enfants: Charles, Gilbert et Sophie.
Pierre Laroche, qui l'a côtoyé à la CCIA, le décrit comme un homme "très articulé, très studieux, à l'écoute du milieu", qui travaille fort pour sa région.
M. Paradis a fait son entrée à la Chambre des communes en même temps que neuf autres conservateurs du Québec à la faveur de l'élection générale de 2006 qui a porté Stephen Harper au pouvoir. Porté par la vague bleue qui a déferlé sur la grande région de Québec, il a aussi bénéficié de l'effondrement des libéraux après le scandale des commandites.
Il a remporté la circonscription avec plus de 8000 voix d'avance sur son plus proche rival. Avant lui, Mégantic-L'Erable était représentée à Ottawa par le bloquiste Marc Boulianne. Le dernier conservateur du coin, Marcel Masse, était l'une des vedettes du gouvernement de Brian Mulroney.
M. Paradis a été nommé secrétaire parlementaire du ministre des Ressources naturelles au lendemain de son élection et promu secrétaire d'Etat à l'Agriculture en janvier 2007. On l'a très peu vu pendant les deux premières années du gouvernement Harper.
Il ne semble toutefois pas avoir chômé. D'après M. Laroche, il s'est entre autres intéressé à l'industrie minière - et particulièrement à l'industrie de l'amiante dont le coeur est dans sa circonscription - ainsi qu'à la gestion de l'offre.
"Ce n'est pas un politicien standard. Ce n'est pas un type flamboyant. C'est un gars de dossiers, a expliqué M. Laroche en entrevue à La Presse Canadienne. Comme il est plutôt réservé, on ne le voit pas beaucoup mais il fait ses classes."
Ces derniers temps, M. Paradis a servi de porte-parole francophone désigné de ministres unilingues dont Stockwell Day (Sécurité publique) lors de points de presse hors des murs du parlement, où les services d'interprétation simultanée ne sont pas disponibles.
Il a aussi eu l'occasion de prendre la parole en Chambre à quelques reprises. Son nom circulait depuis quelque temps déjà comme candidat à une promotion. Certains commentateurs le voyaient d'ailleurs comme ministre des Affaires étrangères, à la place de Maxime Bernier.
Si elle est moins prestigieuse, sa nomination aux Travaux publics constitue néanmoins une promotion de taille. Les partis d'opposition sont toutefois sceptiques.
Pour les libéraux et les bloquistes, sa promotion et celle du sénateur Michael Fortier sont des preuves éclatantes de la faiblesse du caucus conservateur. "La pépinière de talents des conservateurs au Québec, ce n'est pas les gros chars", a insisté le libéral Denis Coderre en entrevue à La Presse Canadienne.
Le néo-démocrate Thomas Mulcair a été à peine moins sévère. "Je le connais peu, mais je m'interroge", a-t-il déclaré.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

Chez nos voisins


La question du net

  • Avez-vous l'intention de voter aux élections fédérales?
  • Oui
  • Non