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L'Agora de la danse à Barcelone

Article mis en ligne le 24 avril 2007 à 15:00
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L'Agora de la danse à Barcelone
Francine Bernier, directrice générale et artistique de l’Agora de la danse à Montréal, a été invitée à participer à la première édition de MOV-S, un événement ambitieux qui avait lieu du 12 au 15 avril à Barcelone, en Espagne. MOV-S, a constitué un moment privilégié de rencontres et d’échanges internationaux sur la danse et les arts du mouvement (movimiento).
Pendant quatre jours, plus de deux cents participants, venus du monde entier, se sont familiarisés avec les nouvelles créations chorégraphiques espagnoles et avec divers projets artistiques.

Parallèlement, un colloque a permis une réflexion sur des thèmes afférents au développement des arts du mouvement et de la coopération culturelle internationale.

Placé sous l’égide du Mercat de les flors, un important lieu de diffusion culturelle à Barcelone, ce colloque réunissait des spécialistes qui abordaient des questions d’identité culturelle (la danse perd-elle ses particularités nationales au profit d’une standardisation esthétique ?), qui traitaient du renouvellement des formules d’aide aux artisans de la danse (coproductions, résidences d’artistes, centres de création) et qui envisageaient le futur (danser pour qui? Comment renouveler les publics, les augmenter? Y a-t-il lieu de multiplier les circuits internationaux de diffusion?).
Francine Bernier prend la parole
L’intervention de Mme Bernier portait sur les diverses formes d’aide qu’un centre de diffusion peut fournir aux artistes qui s’y produisent. En effet, les compagnies de danse et leurs effectifs ont besoin de lieux pour diffuser leurs productions. Mais cela suffit rarement à garantir la survie artistique des uns et des autres.
Il importe que les diffuseurs s’impliquent activement dans la préparation, dans l’élaboration comme dans la présentation de spectacles de danse.

La directrice de l’Agora a évoqué diverses expériences qu’elle a menées en coproductions, offres de résidences, encouragement de toutes sortes aux artistes d’ici et d’ailleurs.

Elle a abordé la question de l’assistance technique et de l’aide financière à apporter aux artisans de la danse pour assurer la vitalité de l’art.

Enfin, elle a fait état de formules inédites et tout à fait originales qu’elle a mises de l’avant pour permettre à des chorégraphes d’ici d’élaborer leurs créations sans avoir à rencontrer des échéances de production, sans avoir à s’embarrasser de rapports intérimaires. La seule attente à leur endroit étant qu’ils présentent en primeur à l’Agora l’oeuvre à laquelle elle aura contribué.

L’Agora de la danse est fière de participer à la reconnaissance internationale de Montréal, du Québec et du Canada en danse contemporaine. (A.P.)

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