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Madonna, Gainsbourg, Yusuf, Diam’s, Sparklehorse

Les nouveautés musicales

Philippe Beauchemin par Philippe Beauchemin
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Article mis en ligne le 7 février 2007 à 15:40
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Madonna, Gainsbourg, Yusuf, Diam’s, Sparklehorse
Madonna, Gainsbourg, Yusuf, Diam’s, Sparklehorse
Les nouveautés musicales
Allumez votre I-Pod, branchez vos écouteurs, voici quelques nouveautés musicales intéressantes.
Madonna, I'm Going to Tell You A Secret
Bon, il est vrai que le produit est sorti l’automne dernier et qu’il concerne l’avant-dernière tournée de la chanteuse.
Cependant, on n’hésite pas à vous en glisser un mot en ce début février, et ce, pour deux raisons : premièrement, il s’agit du premier album enregistré devant public dans la carrière de la madone. C’est donc un événement en soi. Deuxièmement, le documentaire DVD I'm Going to Tell You A Secret, qui accompagne le CD live, est en nomination au Grammy Awards qui aura lieu ce dimanche 11 février.

Voici donc un album regroupant quelques-uns des succès enregistrés avant 2005 par la reine du pop. Entre deux salves d’applaudissements, on y entend les « Vogue », « Nobody knows me », « American live », « Like a prayer » et « Music ». Deux surprises musicales sur ce disque : la reprise du classique de John Lenon, « Imagine », qu’elle se permet d’arranger à la sauce Madonna, ainsi qu’une nouvelle version plus rock de « I Love New York » qui clôt le CD.

Un bon album, qui donne le goût de mettre de l’argent de côté en prévision du prochain passage de Madonna à Montréal. À quand son retour dans notre métropole ?
Charlotte Gainsbourg, 5:55
La première fois, elle avait seulement 13 ans. Plus de 20 ans après, Charlotte Gainsbourg retourne derrière le micro et nous offre un deuxième album, au titre de 5:55.
On savait tous qu’un jour la comédienne se compromettrait de nouveau sur la scène musicale. Après tout, n’est-elle pas la fille du grand Serge Gainsbourg et de la belle Jane Birkin ?

Ainsi, pour répondre aux attentes (élevées) de ses nombreux admirateurs et du milieu artistique, la comédienne-chanteuse s’est s’entourée de gens de grande qualité. Pensons ici au duo français Air, qui signe la musique vaporeuse et l’ambiance qui se dégage de ce disque, de même qu’au célèbre producteur Nigel Godrich (Radiohead).

Pour éviter que les gens comparent sa plume avec celle de son célèbre père, Charlotte propose un disque essentiellement en anglais (seulement deux chansons dans la langue de Molière).

5:55 est un disque qui se découvre tranquillement. Il n’y a pas de grande envolée musicale sur ce CD. Non, tout est en douceur. Le rythme, les guitares, le piano et, surtout, la voix de Charlotte, un chuchotement d’émotion. Voilà une fille qui réussit pratiquement tout ce qu’elle touche. Sûrement une histoire de gène.
Yusuf, An Other Cup
Vous croyez que non, mais sachez que vous connaissez très bien ce chanteur. Yusuf Islam est nul autre que Cat Stevens.
28 années se sont écoulées depuis le dernier album du chanteur. Nous étions en 1978. Le disque compact n’existait pas encore et nous étions à des années lumières de penser qu’un jour nous pourrions télécharger de la musique via des ordinateurs.

Mais cela ne veut pas dire pour autant que les deux époques ne sont pas compatibles. Cat Stevens le démontre avec An Other Cup, premier disque paru depuis qu’il a changé son nom pour Yusuf Islam.

Sur ce CD, on retrouve le Cat Stevens d’autrefois. Certes, les textes et les arrangements sont actuels, mais il y a toujours cette petite touche typiquement « seventies » dans les compositions de Cat , euh, de Yusuf Islam. Discrètement, le chanteur exilé reprend sa place, sa guitare et son cahier de chansons sous le bras. An Other Cup est un album qui flirte avec sa glorieuse époque.
Diam’s, Dans ma bulle
Cet album s’est vendu à plus de 6 millions d’exemplaires en France, faisant de Dans ma bulle le disque le plus populaire dans l’Hexagone en 2006. Pourtant, ici, on connaît très peu Diam’s, la rappeuse française de l’heure.
Contrairement à ce qu’on est « habitué » d’entendre de ce côté-ci de l’Atlantique, le rap de Diam’s n’a rien de vulgaire et de dégradant. Non, la chanteuse verse plutôt dans la politique et l’exclusion sociale, faisant de ces thèmes ses principaux chevaux de bataille. « Dans ma bulle, on fait tout en douce et en scred, les jeunes fument et font l'amour dans des chambres d'hôtel, des filles en manque de rêves couchent pour qu'on les aime, des mecs en manquent de respect poussent pour qu'on les craigne », chante-t-elle sur la pièce titre de l’album. En plus des sujets chauds de l’actualité française, Diam’s nous ouvre également son journal intime, parlant sans détour de sa tentative de suicide. « Hôpital d’Orsay, 1995, j’étains en train d’agoniser, moi je n’ai pas osé le flingue, tout en douceur j’ai gobé mes cachets, en douceur je partais me cacher tout là-haut », laisse-t-elle entendre sur la chanson « T.S. ». Dans ma bulle est un disque plus mature que son précédent. Diam’s a vieilli, sa musique aussi.
Sparklehorse, Dreamt For Light Years In The Belly Of A Montain
Il a fallu attendre cinq longues années avant de voir sur les tablettes des disquaires un nouveau disque de Sparklehorse. Une attente maintenant récompensée.
Chant, guitare, basse, orgue, piano, sampler, harmonium, percussions, boîte à rythmes ; Mark Linkous, originaire de la Virginie et leader de Sparklehorse touche à presque tous les instruments, ce qui lui donne une grande liberté artistique. Et quand il est temps d’enregistrer les percussions et la batterie, il fait confiance à son copain de la première heure, Scott Minor. À eux deux, ils sont le groupe Sparklehorse et ce, depuis 1995, année de la sortie de leur premier album, l’imprononçable et magnifique Vivadixiesubmarinetransmissionplot. À suivi à cela Good Morning Spider et It's a Wonderful Life, au début des années 2000. Aujourd’hui, le groupe propose, toujours dans la même veine, Dreamt For Light Years In The Belly Of A Montain. Un album sombre comme les précédents, où les chansons country-rock sont entrecoupées de quelques moments énergiques.

En fait, avec Dreamt For..., Mark Linkous prouve encore une fois qu’il est passé maître pour la musique dénudée aux accents électro. Le murmure de la voix de Linkous se marie à merveille au son « crasseux » des guitares, du piano, de la batterie et des ordinateurs.

-Sparklehorse sera en spectacle le 24 février au Club Soda.

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