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Le plus important centre d'hébergement au Québec

La Maison d'Hérelle

Alain Perron par Alain Perron
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Article mis en ligne le 19 janvier 2007 à 16:09
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Le plus important centre d'hébergement au Québec
La cuisine de la Maison d'Hérelle un espace de vie. (Photo: Jacques Pharand)
Le plus important centre d'hébergement au Québec
La Maison d'Hérelle
Avec ses 17 places, la Maison d’Hérelle est le plus important centre d'hébergement du genre au Québec, sinon au Canada. Les intervenants assurent également un suivi auprès d’une trentaine de personnes à l’extérieur.
Créée grâce à l'initiative du ministère de la Santé et des Services sociaux, de la ville de Montréal et de Centraide, la Maison d'Hérelle est une résidence d'hébergement communautaire pour personnes vivant avec le VIH-sida, en perte d'autonomie. Sa capacité est de 17 places depuis 1996, année de l'ouverture de la phase II.

En plus de la maison de la rue Saint-Hubert, sur le Plateau, la Maison d'Hérelle est fiduciaire d’un projet de 15 studios qui seront construits dans l‘arrondissement Hochelaga-Maisonneuve dans le cadre du programme Accès-Logis. Des personnes autonomes pourront y vivre grâce aux subventions de la Ville dès l’automne 2007.

En 2005-2006, 65,5% de la clientèle était référée par les hôpitaux. Sans les ressources de la Maison d’Hérelle, ce sont autant de personnes qui occuperaient des lits dans les centres hospitaliers. «Malgré leur état, ces gens tiennent à tout prix à retrouver une vie normale, alors que leur réseau s’est effondré autour d’eux. Comme société c’est une chose de fournir des médicaments pour la survie, il faut assumer du même coup une qualité de vie décente pour ces gens. Malheureusement, les ressources ne suivent pas», insiste Michèle Blanchard, directrice générale

«On croyait pouvoir réduire le nombre de ressources communautaires sida comme la nôtre, même se tourner vers d’autres besoins, mais il est clair qu’on souffre encore beaucoup du sida, pendant longtemps et qu’on en meurt toujours», écrit-elle, dans le rapport annuel de la Maison d’Hérelle.

En 2005-2006, 55% des résidents ont quitté la Maison pour retourner à domicile. «Même après quelques années de soutien post-hébergement, nous sommes encore surpris de l’impact positif et des mérites de ce programme», souligne Mme Blanchard.

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