Antoine Gratton: Il était une fois dans l’est
Un deuxième disque donc pour Antoine Gratton, avec Il était une fois dans l’est, qui emprunte un chemin plus poussiéreux que Montréal Motel, son premier disque.
Accordant encore une grande place au soul et au funk (surtout avec la présence d’un piano Wurli et d’un clavinet), Antoine prend également la guitare slide, la basse, la batterie, le piano fender Rhodes et nous entraînent dans l’est de Montréal, en date du début des années 70. Les références musicales rappellent tantôt Jimmy Hendrix (Carole à gogo), Harmonium (Joni 1), tantôt les Beatles (Ah ! Que) et Stevie Wonder (À l’aide !). Le son de il était une fois dans l’est est donc résolument plus rock que le précédent album de l’artiste. On doit possiblement cela à la grande présence d’Éloi Painchaud, qui joue sur pratiquement toutes les chansons du disque; on le retrouve ainsi à la guitare, aux tambourines, à l’harmonica, au banjo, de même qu’à l’écriture de certains textes et à la réalisation. Une collaboration qui donne de très bons résultats et qui apporte une texture musicale plus dense à l’univers de Gratton. En collaboration, on retrouve également Coral Egan, Ginette, Jorane et Martin Léon, qui viennent tous donner un coup de main à leur bon ami de l’est de Montréal. Un disque à découvrir, avec des textes touchants et sans prétention (à preuve: « Ah ! que c’est donc ben maudit / À peine commencé, ils te disent que t’es fini / Fais-toi z’en pas, il fait beau / Prends-toi une bière, tu brailleras tantôt » sur la chanson Ah ! Que). -(P.B.)