Antoine Gratton, «le p'tit gars du Plateau».
(Photo: Jacques Pharand)
Rentrée montréalaise sous les « pleurs » pour Antoine Gratton
Des petits chanteurs du Mont-Royal à la grisaille des bars
C’était soir de rentrée montréalaise pour le chanteur Antoine Gratton le 10 novembre dernier et tout s’est très bien passé: à preuve, des filles pleuraient dans l’assistance !
« C’est la première fois que je vis ça; je finissais une de mes chansons, une 'toune' assez triste. Quand j’ai ouvert les yeux, j’ai vu deux filles en avant qui pleuraient et chantaient les dernières paroles de la chanson. Vraiment, je n’en revenais pas ! Quand on fait ce métier-là, on imagine ce genre de scène… Mais je ne pensais jamais que je vivrais ça pour vrai un jour ! », dit-il en riant.
Des fans, des gens touchés par les paroles et les textes d’Antoine Gratton, il y en a de plus en plus. À preuve : le soir de la rentrée montréalaise, le bar Lion d’or était plein à craquer et les demandes pour voir et entendre «le p'tit gars du Plateau» se font de plus en plus nombreuses.
« Je suis bien content de la réaction du public depuis la sortie de mon deuxième album, en janvier dernier. L’accueil lors de mes spectacles est très bon et les gens semblent apprécier mon œuvre musicale. Ça fait du bien, surtout que cet album-là, j’en suis pas mal plus fier que mon premier ».
Sans vouloir jeter le blâme sur qui que ce soit, Antoine souligne que son premier disque, Montréal Motel, « était plein d’erreurs de débutant ».
« J’ai fait des compromis que je n’aurais pas dû accepter. Je me suis dit que je ne revivrais plus ça par la suite; le prochain, je le ferais à mon goût, avec les collaborateurs de mon choix ».
C’est ce qu’il a fait sur Il était une fois dans l’Est, travaillant avec ses chums Éloi Painchaud, Coral Egan, Ginette, Jorane et Martin Léon. « Cette fois, je n’avais pas l’impression de travailler, mais plutôt de faire un 'trip' de chum. C’était pas mal plus intéressant, et je pense que le plaisir de jouer ensemble s’entend et se ressent sur mon nouvel album… Non ? »
Faire ses classes
Antoine Gratton est un nostalgique. Pour lui, rien de mieux que la musique des années 70. Hendrix, Stevie Wonder, Harmonium.
Pourtant, il n’est venu au monde qu’à la toute fin de cette décennie. « Pour moi, cette période est la plus belle côté musical. L’effervescence, la découverte des nouveaux styles, les différents courants musicaux. J’aime bien et je m’en sers pour mes compositions ».
Le rock, le funk, voilà le style d’Antoine Gratton. Pourtant, c’est en tant que membre de la très classique chorale des Petits chanteurs du Mont-Royal qu’il a fait ses premiers pas dans le monde musical. « J’y ai appris le chant de chorale et le piano. Ça me sert encore aujourd’hui… Même si je ne performe plus dans des églises, mais dans les bars de Montréal ».
(Photo: Jacques Pharand)