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Petite histoire d’une institution centenaire

Article mis en ligne le 10 novembre 2006 à 16:01
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Petite histoire d’une institution centenaire
Cette photo datant du début du XXe siècle, représente l’édifice qui logeait la caserne 26, de même que l’ancien hôtel de ville de DeLorimier. On peut remarquer la présence de la tourelle d’angle aujourd’hui disparue, ainsi que le passage du tramway. (Archives : Jean-Francois Courtemanche, Centre de documentation en histoire du Service de sécurité incendie de Montréal)
Petite histoire d’une institution centenaire
La caserne 26 du Plateau Mont-Royal, sise à l’angle de l’avenue du Mont-Royal et des Érables, fait la manchette depuis quelque temps avec de nombreuses rumeurs de fermeture . Mais les murs de cet édifice patrimonial sont surtout les témoins de l’histoire de plus d’un siècle de gens dévoués au service de leur collectivité. Portrait d’un joyau du patrimoine urbain.
Une visite à la caserne 26 constitue une expérience riche en sensibilisation au patrimoine urbain. C’est d’abord la façade de l’édifice qui attire l’attention, avec sa magnifique devanture de pierre grise, avec balcons et mansardes. La caserne, construite en 1901 sous la direction de M. H. Leblanc, entrepreneur général engagé par la ville de Montréal, a conservé une bonne partie de son architecture malgré certaines interventions malheureuses au cours de ce siècle. Il faut déplorer la disparition de la tourelle d’angle du côté ouest de l’édifice qui contribuait grandement au caractère patrimonial de l’édifice. Notons également que l’inscription du Club DeLorimier, autrefois située sur la tour avant à gauche, a été retirée, et on a procédé à la réfection de la corniche en pierre et la façade en 1931, à la suite de problèmes de gel et d’infiltration d’eau, grâce à un crédit de 3000$. Une cage d’ascenseur a également été rajoutée dans l’édifice en 1960. Les espaces intérieurs ont conservé en plusieurs endroits leur aspect d’origine, avec notamment ses larges escaliers en bois à l’entrée, entourés de murs aux lattes étroites ainsi que les casiers entièrement en bois d’origine, longeant le mur à l’arrière des camions de pompiers. L’incendie de 1999 qui a endommagé une partie de son toit a heureusement fait relativement peu de dégâts.

… à suivre dans la prochaine édition

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