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La mairie en Web 2.0

Carole le Hirez par Carole le Hirez
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Article mis en ligne le 16 octobre 2009 à 10:31
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La mairie en Web 2.0
(Photo: Jacques Pharand)
La mairie en Web 2.0
Jean-François Larose veut reconnecter les citoyens avec le pouvoir municipal. Ce gardien de prison père d'un enfant de 20 mois se prend lui-même comme cobaye sur son site web pour faire l'expérience de la politique municipale 2.0.
Son visage n'est pas connu. Pas d'affiches ni de porte-à-porte pour Jean-François Larose. Le candidat qui se présente à la mairie du Plateau-Mont-Royal sous la bannière du parti Montréal Ville Marie avec Louise O'Sullivan, préfère utiliser l'Internet pour se promouvoir.

Tous les soirs, du lundi au vendredi, de 20h à 21h, il se poste devant son écran, face à sa webcam, pour répondre aux questions des internautes et dialoguer avec eux. Le Web est plus qu'un gadget à ses yeux. C'est l'outil qui permettra de reconnecter les citoyens avec la «chose» politique.

«Les autres partis proposent encore la consultation au moyen de comités, mais ce n'est pas accessible à la communauté. Le Web va permettre de démocratiser la vie municipale», croit-il.

Il rêve à des séances du conseil interactives diffusées en direct sur Internet, où gens pourraient poser des questions en temps réel depuis chez eux et voter sur certains projets. Il voudrait également mettre en place une carte interactive où les résidants pourraient signaler un problème dans un parc ou une rue. On pourrait y voir en coup d'oeil où sont les chantiers en cours et combien ils coûtent.

C'est le manque d'accessibilité des services municipaux qui a poussé cet agent carcéral à la prison de Bordeaux à se lancer en politique. «L'appareil municipal n'est plus adapté à la réalité des gens d'aujourd'hui. Le jour, il y a le travail, le soir, les enfants à s'occuper. Ils n'ont pas le temps de faire de longues démarches auprès de l'arrondissement.»

Nouveau en politique, il est impliqué dans le syndicat des agents de la paix en milieu carcéral. Il se voit comme un facilitateur qui s'assure que le travail est bien fait et donne des résultats.

Il a grandi sur le Plateau où il fréquenté les écoles St-Louis et St-Jean-Baptiste. Il a fait plusieurs grands voyages et a développé des expériences de travail à l'étranger. De retour à Montréal, c'est dans Rosemont qu'il s'est installé pour élever sa jeune famille. «C'est devenu trop cher dans le Plateau. Le quartier s'est embourgeoisé. Avant, les gens étaient plus connectés. Cela s'est perdu. Il faut le retrouver.»

Le candidat prône un environnement sain à tous les niveaux. Il est préoccupé par la circulation et la qualité de l'air, mais aussi par la police, qu'il juge pas assez présente dans les rues. Il rêve de faire descendre les policiers de leurs autos pour les faire patrouiller à pied. Autres idées: donner en priorité les contrats de l'arrondissement à des entreprises du Plateau et utiliser avantage les compétences des cols bleus. «On serait ainsi mieux branchés sur la réalité de tous les jours. Il n'y a pas que gens qui mangent du sushi sur le Plateau. Il y en a aussi beaucoup qui mangent du macaroni. Je veux donner une voix à ces gens-là.»

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