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Hausses de loyers: Le Plateau et de Centre-Sud écopent

Article mis en ligne le 1 décembre 2008 à 13:00
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Hausses de loyers: Le Plateau et de Centre-Sud écopent
Les hausses de loyers en 2008 ont été six fois supérieures aux indices de la Régie du logement.
Selon les données compilées par le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) en 2008, les locataires ont reçu, en moyenne, des hausses de loyer de 4,2%, ce qui revient à un «trop-perçu» de 15,30$ par logement, si on se base sur l'indice de la Régie du logement.

Les hausses les plus élevées ont été enregistrées à Montréal, avec une augmentation moyenne de 4,3 % des loyers. En comparaison, les hausses ont atteint 4,0% à Longueuil, 3,5% à Laval, 4,1% à Québec, et 3,7% à Trois-Rivières.

Les locataires des quartiers centraux, ceux et celles du Plateau Mont-Royal et du Centre-sud, reçoivent d’importantes hausses de loyers: 4,7% en moyenne dans chacun de ces quartiers.

Toutefois, ce sont dans les quartiers en voie d’embourgeoisement, comme Hochelaga-Maisonneuve et Verdun que les hausses sont fulgurantes: 4,9% et 5,3% respectivement.

Profitant de la campagne électorale, le regroupement réclame un vrai contrôle des loyers pour mettre un terme aux hausses de loyers qu'il considère abusives.

«Les partis politiques parlent beaucoup d’économie mais peu de logement, qui représente pourtant la dépense principale des ménages! Qu’attendent-ils pour dire aux 448 835 ménages qui consacrent déjà plus de 30% de leurs revenus pour se loger, qu’un prochain gouvernement imposera un vrai contrôle des loyers et les laissera souffler un peu?» a lancé la porte-parole, France Émond, lors du dévoilement des résultats de la compilation, jeudi dernier.

Dans la plupart des cas étudiés, le chauffage est principalement à la charge des locataires (66,5%) et la majorité des logements n’ont pas subi de réparations majeures (74,3%).

Pour ce type de logement, l'indice d'ajustement des loyers, publié par la Régie du logement en janvier dernier, se limitait à 0,7% (en excluant les hausses de taxes foncières). « Malgré tout, les propriétaires ont demandé des augmentations de presque 6 fois supérieures aux taux d'ajustement de la Régie du logement», précise Mathieu Houle-Courcelles, du Bureau d’animation et information logement de Québec (BAIL).

«Peu importe les indices de la Régie, les propriétaires demandent invariablement 10$, 15$, 20$ et 25$. Ils n’arrondissent pas au dollar près comme le suggère la Régie du logement mais au 5$ près», ironise Mme Emond.

Le RCLALQ déplore notamment que les locataires ne puissent pas obtenir une diminution du coût de leur loyer lorsque les dépenses du propriétaire baissent. Les locataires doivent accepter de fortes hausses de loyer s’il y a une augmentation des taxes foncières mais ne bénéficient jamais d’une réduction de loyer même lorsque les locataires font des réparations en lieu et place des propriétaires.

L'organisme recommande d'attendre la publication des indices d'ajustement des loyers de la Régie du logement, à la fin janvier, et de s'informer sur la variation annuelle des taxes foncières de son immeuble auprès de la municipalité et de la commission scolaire.

Il rappelle que le comité logement du quartier peut aider les locataires à mesurer le caractère raisonnable ou non de la hausse demandée. Le cas échéant, ils ont la possibilité de la refuser par écrit dans le mois suivant l’avis de leur propriétaire. (CLH)

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François D

Commentaire mis en ligne le 8 décembre 2008
Quelqu'un a-t-il pensé à demander aux comités en question, qui avouent pourtant qu'il n'y a actuellement aucun régistre des loyers, comment ils ont réussi, eux, à pouvoir assembler suffisamment de données scientifiques pour affirmer que les hausses de loyer sont "6 fois supérieures à celles recommandées par la Régie"?

Je me méfie fortement des "enquêtes de terrain" lorsqu'elles sont commandées par des groupes de pression qui ont tout intérêt à ce que les "résultats" aillent dans le même sens que les intérêts, et donc des généreuses subventions, qu'ils défendent.

Donnez-nous des détails: quelle firme a effectué "l'enquête"? Combien ont été "sondés"? Quand? Quel est le degré de fiabilité? Qui ont été sondés (par tranche d'âge, de grandeur de logement, par prix du loyer, par localisation dans Montréal,,, etc.).

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