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La cuisine participative a meilleur goût !

Carole le Hirez par Carole le Hirez
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Article mis en ligne le 31 octobre 2008 à 13:26
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La cuisine participative a meilleur goût !
Amener les plus de 50 ans à mieux se nourrir: une des préoccupations des Cuisines collectives du Grand Plateau. (Photo: Jacques Pharand)
La cuisine participative a meilleur goût !
Prix des denrées alimentaires qui grimpent, contamination de viandes et de fromages à la listériose: Le péril alimentaire serait-il à nos portes ? Cette préoccupation pousse de plus en plus de gens à fréquenter les cuisines collectives.
C'est la rentrée pour les cuisines collectives à travers le Québec. En cette période de crise alimentaire, ces groupes communautaires où l'on apprend à préparer en groupe une cuisine saine et économique n'ont jamais autant eu leur raison d'être.

«Les gens sont de plus en plus préoccupés par leur alimentation. Les bactéries, la vache folle: Tout cela pousse les personnes vers le végétarien et le bio», constate Audely Duarte, directrice des Cuisines collectives du Grand Plateau.

L'organisme connaît une affluence sans précédent. Une douzaine de groupes de cuisine sont déjà en place et d'autres viendront grossir le nombre d'ici la fin de l'automne. La cuisine végétarienne et biologique côtoie la popote plus traditionnelle. Deux groupes accueillent spécialement les mamans qui allaitent avec leurs poupons.
Une crise mondiale aux retombées locales
On parle beaucoup de la crise alimentaire mondiale. Selon l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), au moins 37 pays, dont la Chine, connaissent actuellement des pénuries alimentaires ou doivent avoir recours à une assistance extérieure pour nourrir leur population.
Mais il n'y a pas qu'en Afrique ou en Inde qu'on crie famine. Dans une moindre proportion, au Québec, un nombre croissant d'employés à petit salaire n'arrivent plus à joindre les deux bouts.

«Il y a beaucoup de gens qui travaillent sur appel, à la pige ou encore au salaire minimum sur le Plateau. Ils ont de plus en plus de difficulté à arriver», signale Mme Duarte. Pour répondre à ce besoin, cet automne, l'organisme a mis sur pied des groupes de cuisine en soirée et durant la fin de semaine.

Il y a beaucoup à faire sur le plan de l'alimentation. Les cuisines collectives veulent mettre l'accent sur les fruits, les légumes et les légumineuses à travers des cours animés par un chef cuisinier. Cette semaine avait lieu une première séance d'information sur la pomme de terre, un tubercule qu'on aurait avantage à mieux utiliser.

Vers une réhabilitation de la patate ? «C'est un aliment qu'on a tendance à négliger. Avec la hausse du prix des céréales, il faut en profiter», indique la directrice. Un autre aliment aux propriétés nutritives intéressantes, le champignon, sera au coeur d'un autre atelier le mois prochain.
Des têtes blondes et tempes grises
Les 50 ans et plus, qui représentent plus de 30 % de la population du Plateau Mont-Royal, vivent souvent isolés et ont tendance à négliger leur alimentation. Elles sont dans la mire de l'organisme, qui veut mettre sur pied des ateliers d'information sous forme de repas pris en commun autour d'une table.
Mais l'éducation à de saines habitudes alimentaires commence dès le plus jeune âge. Depuis huit ans, dans le sous-sol des HLM De Mentana, chaque semaine, des jeunes de sept à douze ans s'initient à l'art de préparer des repas rapides et simples.

Muffins, viande hachée, pois chiche... On expérimente de nouveaux goûts et on se découvre des talents. Ils veulent de la pizza ? Très bien ! On leur montre comment préparer une pizza santé sur du pain pita avec des légumes. «Ces jeunes deviendront un jour des adultes qui auront des éléments pour faire de meilleurs choix alimentaires et pourront influencer leur entourage», estime Mme Duarte.
Cuisines collectives
Au Québec, il y a plus de 1 400 groupes de cuisine collective qui nourrissent près de 37 000 personnes.

Plus de 6 780 Québécois participent aux cuisines collectives.

Ils cuisinent plus de 8 millions de portions par année.

(Photo: Jacques Pharand)

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