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Slague: Parcours poétique au cœur de la mine

Article mis en ligne le 12 septembre 2008 à 7:03
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Slague: Parcours poétique au cœur de la mine
Jean-Marc Dalpé, qui a traduit le livret, interprète aussi le rôle de Pierre DeLorimier. (Photo: Daniel Lalande)
Slague: Parcours poétique au cœur de la mine
Le Théâtre du Nouvel‐Ontario revient à Montréal avec la pièce Slague – L’histoire d’un mineur, présentée jusqu'au 13 septembre dans la grande salle de La Licorne. Une traduction signée Jean Marc Dalpé.
En avril dernier, une première version avait été présentée à La Petite Licorne. Cette fois, Slague revient en version intégrale, dans le cadre d’un début de saison composé de deux œuvres du dramaturge Mansel Robinson.

La pièce a été créée au Théâtre du Nouvel-Ontario, à Sudbury, en février dernier. Le comédien et traducteur Jean-Marc Dalpé raconte comment elle est arrivée à Montréal : «Un jour, ma compagne Maureen Labonté me dit : «Lis ça. C’est pour toi.» Et elle me remet le livre de Mansel, Rock n’ Rail, qui contient les deux solos. Coup de foudre… le Nord, la poésie du Nord, des voix du Nord, des personnages forts et blessés et qui ont plein à nous conter. Quelques semaines plus tard, je croise André Perrier qui me propose de traduire Ghost Trains. J’ai accepté sans hésiter.»

La scénographie est voulue simple, tout en finesse. La scène est un large carré de slague, un résidu minier, sur lequel se trouve une petite table carrée. Sur la table, une bouteille d'alcool et un verre. Dans un coin de la scène, un fauteuil roulant qui se détache à peine dans la pénombre.

Pierre DeLorimier travaille à la mine. Il y a perdu l’usage de ses jambes, mais surtout il y a perdu son fils. Réfugié dans l’alcoolisme, il se décrit comme un « ver de terre intelligent » qui tente de se frayer un chemin vers la justice. Son récit est une histoire d’amour entre un père et son fils qui demande simplement à être écoutée.

«Au-delà de l’histoire particulière d’un père et d’un fils, Slague nous parle de la vie de toute une classe sociale. Et au-delà de ça, je crois qu’elle parle aussi du pouvoir de guérison des mots», résume Jean-Marc Dalpé.

Originaire de Chapleau, le dramaturge et auteur Mansel Robinson vit à Saskatoon. Ses pièces ont été produites dans plusieurs villes au Canada et il a participé à de nombreuses résidences d'auteur.

Avec Slague, le Théâtre du Nouvel‐Ontario nous invite dans son coin de pays, où la réalité minière est imprégnée dans le paysage, tout comme dans la poésie de Robinson. Une parole crue, vraie, parfois teintée d’humour, toujours sans détour.
4559, av. Papineau (coin Mont-Royal) – Billetterie : 514 523-2246

(Photo: Daniel Lalande)

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