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Grand nettoyage à l'école Jeanne-Mance

Carole le Hirez par Carole le Hirez
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Article mis en ligne le 11 septembre 2008 à 13:00
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Grand nettoyage à l'école Jeanne-Mance
Les travaux de nettoyage des graffitis ont débuté il y a une semaine sur les murs de l'école Jeanne-Mance. (Photo: Jacques Pharand)
Grand nettoyage à l'école Jeanne-Mance
Le nettoyage des graffitis a commencé sur les murs de l'école Jeanne-Mance. Le premier pas d'un vaste projet d'embellissement destiné à relancer cette institution qui était classée, il y a une dizaine d'années, parmi les meilleures écoles secondaires publiques du Québec.
Quelque 696 élèves fréquentent l'école Jeanne-Mance. Pourtant, l'établissement dispose d'une capacité d'accueil de 1800 jeunes. Le problème: aujourd'hui, 60 % des enfants inscrits au primaire sur le territoire du Plateau poursuivent leurs études secondaires dans le privé. L'établissement reçoit donc davantage d'élèves provenant des quartiers environnants.

«Dans les années 90, Jeanne-Mance figurait parmi les 10 premiers établissements publics au palmarès des écoles secondaires québécoises», rappelle le député Daniel Turp, rencontré par Le Plateau devant l'école, le matin de la rentrée. «Depuis, la situation a décliné et la réputation de l'école avec», ajoute-t-il.

Malpropreté, problèmes de drogue: Les nuages se sont accumulés sur l'établissement. Les directeurs se sont succédé au cours des dernières années, ce qui n'a pas contribué à redresser la situation. L'arrivée d'une nouvelle directrice, Christine Roy, restée en poste pendant quatre ans, a permis d'imprimer un nouveau souffle.
Comité de renouveau
En juin dernier, préoccupé par l'avenir de l'école, M. Turp a invité la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne, à venir visiter l'école. L'occasion de la sensibiliser aux problèmes de malpropreté et au phénomène des gangs de rues, que l'on craignait de voir infiltrer l'école. La présidente de la Commission scolaire de Montréal, Diane de Courcy, s'est aussi été penchée sur le dossier.
Dans la foulée, un comité de renouveau a été mis sur pied et un plan d'action présenté le 25 juin au personnel de l'école. Dans un premier temps, une enveloppe de 615 000 $ a été allouée par le gouvernement du Québec pour enlever les graffitis sur les murs de l'école, les recouvrir d'un revêtement qui facilite le nettoyage, et planter du lierre et des végétaux.
Verdissement au programme
Un autre projet portera sur le réaménagement du terrain devant l'école. On aplanira le terrain bosselé. Pas question toutefois de bétonner cette aire de verdure où pousse une demi-douzaine de pommiers sauvages.
«Les jeunes circulent un peu partout sur le terrain. On respectera ces sentiers naturels», indique Alain Perron, responsable des communications à la CSDM.

Par ailleurs, une rencontre a été organisée entre la nouvelle directrice et le chef du poste de quartier 38 du Service de police de Montréal, le commandant Stéphane Bélanger pour renforcer la collaboration entre la direction de l’école et les autorités policières sur les questions de sécurité.

Premier signe visible du vent de renouveau qui souffle sur l'école Jeanne-Mance, l'établissement a adopté le port de l'uniforme cette année. Du nouveau personnel de soutien devrait également venir en renfort ainsi qu'un nouveau parc d'ordinateurs.
Hommage à Jeanne-Mance
La murale qui orne les murs de l'école Jeanne-Mance a été réalisée à l'occasion du 350e anniversaire de la mort de Jeanne-Mance, une des fondatrices de Montréal, à qui on doit notamment la création de l'hôpital de l'Hôtel-Dieu. En 1998, à l'initiative de l'éco-quartier du Plateau-Mont-Royal, de jeunes graffiteurs avaient été engagés pour réaliser cette fresque. L'œuvre avait par la suite été vandalisée et recouverte de divers graffitis. «En 2008, on n'est plus dans ce courant-là, déclare Alain Perron, responsable des communications à la CSDM. L'heure est plutôt au verdissement et à la lutte aux îlots de chaleur.»

(Photo: Jacques Pharand)

(Photo: Jacques Pharand)

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