Mes irritants sur la route
Mon article de cette semaine est venu suite à de multiples observations sur les autoroutes du Québec et de l’Ontario, au cours de mes deux semaines de vacances cet été, pour constater que les automobilistes de ces deux provinces n’ont aucune éducation automobile. Je veux illustrer mon exposé avec quelques exemples pour expliquer la situation. Sur toutes les autoroutes du Québec (10, 20,30,40) construites pour supporter un lourd trafic automobile, on fait face à une multitude de situations potentiellement dangereuses, mais que le simple bon sens devrait pourtant régir. Le premier cas problème : embarquer sur l’autoroute. Une entrée d’autoroute digne de ce nom réserve une voie sur une distance suffisamment longue pour qu’un automobiliste puisse accélérer à la vitesse prescrite sur la route et intégrée le trafic sans heurt. Pourtant je vois chaque jour des gens qui arrivent à la fin de la voie réservée à une vitesse beaucoup trop basse et se lance sur la route en forçant les automobilistes à faire des manœuvres dangereuses pour éviter cet automobiliste trop lent. Mais il y a pire. Certains gens s’arrêtent carrément à la fin de cette voie pour attendre un passage entre deux voitures et se «garrocher» dans la circulation. J’ai été témoin pas plus tard que la semaine dernière d’une voiture ainsi arrêtée se faire emboutir par l, arrière par un autre automobiliste.
La différence de vitesse est souvent la cause d’accident sur la route. Si vous vous présenter sur la route à la même vitesse que la circulation, votre entrée se fera sans problème. Autre comportement particulier que l’on voit souvent sur la route incluant les policiers, celui de s’arrêter directement sur le bord de la route. Trop de gens se servent de l’accotement d’une autoroute comme d’une halte routière. Il existe certains endroits sécuritaires, comme une halte routière pour faire un arrêt, prendre un peu d’air, faire une pause pipi, mais l’accotement est un endroit dangereux et j’aimerais dire aux policiers qu’ils sont trop souvent les premiers visés par cette mesure. Combien de fois, j’ai dû dévier de ma route pour éviter un crétin qui avait pratiquement deux roues sur la route et deux dans l’accotement. Même si une voiture de police met sa flèche jaune en évidence sur la route, cela ne veut pas dire qu’elle est dans le milieu de la route. On devrait plutôt donner l’exemple et s’assurer au minimum de ne pas être dans le chemin. Mais encore une fois, il y a pire, j’ai vu des automobilistes reculés dans une sortie d’autoroute. Ici on frise la folie, de grâce faite un détour, mais ne reculez pas dans une sortie d’autoroute.
Autre constatation qui use régulièrement ma corde de patience au volant. Sur les routes à voies multiples, la voie de gauche est réservée aux dépassements. Combien d’automobilistes s’approprient la voie de gauche sur l’autoroute comme si cette dernière leur appartenait. La loi stipule que vous devez dépasser et retourner sur la voie de droite ou la voie du centre (pour les roues à trois voies) une fois la manœuvre de dépassement effectuée. Et lorsque vous faites un dépassement, il ne faut pas prendre 30 minutes pour effectuer le dépassement, vous appuyez sur l’accélérateur. Et j’ai hâte, très hâte au jour ou le Canada va imiter plusieurs pays d’Europe en interdisant la voie de gauche aux camions. Ces derniers devraient toujours se limiter à la voie de droite.
Si vous y pensez, tous ces comportements relèvent du gros bon sens. Malheureusement, beaucoup de conducteurs des deux côtés de la loi manque profondément de jugement. Suivez le courant et comme le fleuve, vous coulerez paisiblement sans causer d’incidents.
Benoit Charette est co-propriétaire et rédacteur en chef de l’Annuel de l’Automobile 2008. Il anime également l’émission En Voiture tous les Samedis à 16 :00 sur les ondes du 98,5 FM de Montréal et le réseau Corus Québec ou via internet au
www.985fm.ca
Geneviève Gauthier
Commentaire mis en ligne le 18 août 2008Bravo! Je suis tout à fait d'accord avec vous.
Les gens ne savent pas conduire. Je crois, entre autres, que la faute revient à la SAAQ qui, il y a quelques années, avait retiré l'obligation de suivre une formation pour obtenir le permis de conduire.
Heureusement qu'il y en a encore qui savent conduire!
Bonne journée et bonne continuité