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Rencontre inespérée avec un cinéaste éclaté

Article mis en ligne le 9 août 2008 à 6:00
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Rencontre inespérée avec un cinéaste éclaté
Rencontre inespérée avec un cinéaste éclaté
Fellini, Ettore Scola, Vittorio de Sica : autant de cinéastes dont j’aurais aimé partager l’univers. Je me souviens, lors de mon premier voyage en Italie, j’avais 30 ans, j’étais allé m’asseoir un après-midi complet à une terrasse de la via Veneto, espérant y rencontrer le grand Federico et lui quémander une simple figuration.

Eh bien au Québec, il ya UN cinéaste qui a toujours suscité chez moi une grande envie de travailler avec lui ou tout simplement de le côtoyer : André Forcier (l’Eau chaude l’eau frette, le Vent du Wyoming, Les États-Unis d’Albert).

J’aurai attendu une trentaine d’années avant d’être plongé dans son univers, trop lâche que j’étais pour lui téléphoner et lui dire simplement que j’aimerais le rencontrer.

Comme quoi tout vient à point à qui sait attendre et surtout espérer. Par un heureux hasard, je me suis enfin retrouvé dans un garage encombré, transformé en salle de montage, à visionner son dernier long métrage avant même ce qu’on appelle en langage cinématographique le «Final cut »

Roy Dupuis, France Castel, Rémy Girard, Michel Barrette, Hélène Bourgeois Leclerc, Céline Bonnier, David Boutin et j’en passe, prêtent leur nom et leur talent à ce long métrage.

Une affiche à faire rêver tout cinéaste, mais quel acteur refuserait de se faire diriger par ce rebelle, ce paria, ce bum de la pellicule ?

Une histoire de vengeances tout à fait réjouissante où vous verrez un dignitaire de l’Église, directeur de conscience de notre bien-aimé Duplessis, en prendre pour son rhume, une enfant battue se régalant de la mort de sa tortionnaire et un orphelin de Duplessis défloré par la toujours très sexy France Castel ; je ne vous en dirai pas plus.

Malheureusement, vous devrez attendre encore un bon six mois avant de voir le produit final sur vos écrans; mais j’avais le goût de vous mettre l’eau à la bouche. On le fait bien pour les Blockbusters et la plupart du temps on est déçu. Aujourd’hui, je vous promets un moment de pure jouissance sans aucune crainte de trop m’avancer.

«Je me souviens» de André Forcier, en janvier ou février dans un cinéma près de chez vous.

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