Plaisirs d’été
Eh bien, au risque de passer pour un inculte, j’ai découvert un écrivain américain que je ne connaissais ni d’Ève ni d’Adam : Jim Thompson.
Un tout petit roman que j’ai lu en six heures exactement, sans pouvoir le laisser tomber.
Deuil dans le coton, édition Folio policier, no 468.
Un thriller pas comme les autres, sans poursuite, sans trop de bagarres et surtout sans les recettes habituelles à la Da Vinci code (je suis plus capable).
Roman d’atmosphère, personnages bien campés, intrigue intelligente et surtout crédible.
Si vous ne trouvez pas ce court roman, rien ne sert de vous décourager, il y en a 33 autres du même auteur publiés chez Folio et dans diverses collections. Je vous promets de belles vacances si je me fie au seul titre que j’ai lu.
Je cours de ce pas écumer les bouquineries pour trouver d’autres titres. Cet été j’ai le goût de me coucher tard.
Anecdote d’été
Été 87. Je joue Le Bourgeois Gentilhomme du grand Molière à l’Île d’Orléans. J’y interprète Monsieur Jourdain qui prend des cours pour devenir gentilhomme et fait de la prose sans le savoir.
Dans la première partie de ce spectacle, je suis habillé d’époque; mais je joue sans perruque ni maquillage.
Au troisième rang, il y a une dame qui applaudit toute bonne réplique et manifeste son contentement à haute voix. Après l’entracte, je reviens sur scène perruqué à la Louis XIV : longs cheveux bouclés tombant sur les épaules.
Ma madame ne réagit plus et, au bout de quelques minutes, décide de quitter son rang en faisant du grabuge.
Au bout de dix minutes, elle revient et recommence à me gratifier à haute voix de son admiration.
J’ai dû attendre la fin du spectacle pour comprendre ce qui s’était passé. Elle était allée protester auprès de la direction réclamant un remboursement : elle ne comprenait pas pourquoi, en deuxième partie, on avait remplacé Monsieur Morency, si bon pourtant dans son rôle en première partie. Elle ne m’avait tout simplement pas reconnu sous mon déguisement. Les placiers lui ont expliqué la pièce et elle était revenue rassurée.
Lucie Leduc
Commentaire mis en ligne le 5 août 2008C'est une drôle de dame.
On aurait dû lui donner une paire de jumelles.