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Bryan Perro

Carole le Hirez par Carole le Hirez
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Article mis en ligne le 30 juillet 2008 à 10:32
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Bryan Perro
Photo: Courtoisie
Bryan Perro
Pas de repos pour Bryan Perro. Le père d'Amos Daragon traverse un été fort occupé. Après avoir mis un point final à sa série culte - traduite en 18 langues !-, il revient à ses premiers amours, le théâtre, avec deux spectacles à l'affiche. Enfin, à l'automne, il lancera le premier volume d'une nouvelle saga fantastique basée sur les loups-garous.
«La magie existe dans la vie parce qu'on y croit !» lance Bryan Perro. Cette petite phrase, qui pourrait être la morale d'Eclyps, conte moderne présenté jusqu'au 23 août à la Cité de l'énergie de Shawinigan, s'applique bien à sa propre trajectoire.

Après avoir débuté comme comédien au théâtre, c'est grâce à la série pour adolescents Amos d'Aragon qu'il a réalisé son rêve: devenir écrivain à temps plein. «Cette aventure m'a donné beaucoup de confiance en moi. Cela m'a permis de faire le métier que j'aime et de vivre de ma plume», résume l'écrivain.

C'est cependant sans regret que l'auteur a tourné la dernière page de la série à succès vendue à plus d'un million d'exemplaires rien qu'au Canada, même s'il avoue qu'il aurait pu poursuivre encore pendant plusieurs tomes. «Il faut savoir écrire le mot fin quand il n'y au plus rien de solide à dire», estime-t-il.

Entre temps, il aura écrit deux spectacles: Eclyps, sorte de fable, met en scène un enfant qui est le dernier humain à croire à la présence d'extraterrestres sur la lune. Avec Les Dyades, il signe un genre plus complexe mêlant arts du cirque et chanson populaire. Présenté du 6 au 10 août à Joliette, ce festival transforme Éric Lapointe en loup-garou, Sylvain Cossette en troll, Claude Dubois en spectre et Boom Desjardins en elfe.

«Ce type d'écriture n'est pas très différent de mon travail de romancier, précise le concepteur. On retrouve toujours les rapports avec la mythologie et avec les symboles, mes univers favoris.»

Si la page Amos Daragon est bel et bien tournée, les fans peuvent toutefois se consoler. L'auteur s'est attelé à l'écriture d'une autre saga qui s'adresse aux anciens lecteurs de la série. Elle est cette fois basée sur les loups-garous, un sujet que Bryan Perro connaît bien, puisqu'il en avait fait le sujet de son mémoire de maîtrise.

«J'ai toujours été fasciné par la dualité. Il y a une part d'animalité et d'instinct bien présente chez l'Homme. La société tend à la refréner, mais elle ressort quand on s'y attend le moins. C'est ce côté Dr Jekyll et Mr Hyde en chacun de nous que j'ai envie d'explorer.»

Au rythme de 1500 mots par jour, le premier volume de Wariwulf devrait paraître à l'automne. L'écriture est chez Bryan Perro un rituel quotidien. Tous les matins, il s'installe à sa table et planche jusqu'au début de l'après-midi. «L'écriture, c'est un job. Tu t'assois et tu travailles. Tu ne peux pas rester attendre l'inspiration.»

L'auteur a choisi de vivre et d'écrire dans son petit village de Saint-Mathieu-du-Parc, dans sa Mauricie natale. Mais il rejoint volontiers son pied-à-terre montréalais, sur le Plateau, en particulier l'hiver, durant la saison du hockey, sa deuxième passion. Il aime alors flâner entre le quartier portugais et le Centre Bell. «Mon appartement de Montréal, c'est un peu comme mon chalet. J'y viens les fins de semaine puis je rentre à Saint-Mathieu», blague-t-il. (Propos recueillis par Carole le Hirez)

Pour manger: Je suis amateur de cuisine portugaise. J'aime fréquenter le Braseiro (8261, St-Laurent). Je vais également souvent aux Belles Sœurs, près de chez moi (2251, rue Marie-Anne Est) ainsi qu'au restaurant La Mer (1065, avenue Papineau) – je suis un fou de poissons!

Pour flâner : Le quartier portugais. Cela me rappelle un pays que j'aime et où j'ai vécu durant un an. Cela me donne aussi la chance parfois de parler portugais, car je suis lusophone.

Pour sortir: Le centre Bell ! Je suis un vrai passionné de hockey. Chaque année, j'ai mon billet de saison et je ne manque pas un match.

À fuir : La Ronde. Je déteste le bruit, les manèges, l'excitation, le «criage». J'ai horreur de tout ce qui met le cœur à l'envers.

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