Raël frappe encore
Si je me fie aux nombreux courriels que j’ai reçus la semaine dernière me décriant, je suis forcé d’admettre que les adeptes de ce guru se tiennent entre eux d’une manière impressionnante.
Depuis que j’écris cette chronique hebdomadaire, j’espère des réponses de mes lecteurs. Je les ai même parfois suppliés de me remettre en question, de réagir, de me trainer dans la boue s’il le fallait. Nous sommes en démocratie et je suis parfois découragé de voir le Québécois gober plein de choses qui devraient être dénoncées.
De ce côté-là, je dois l’admettre, les raëliens sont bien organisés.
Quelques heures seulement après la parution de mon article sur le Web, je recevais une dizaine de courriels me pourfendant.
La grande question que ces gens se posent : Pourquoi cette agressivité de ma part envers leur mouvement? (je me refuse à parler de religion).
Eh bien, j’aimerais bien vivre et les laisser vivre, mais quand des fumistes m’annoncent qu’ils ont réussi à cloner des bébés alors que j’ai vu plein de reportages scientifiques nous démontrant qu’il est impensable de cloner des êtres humains sans danger dans l’état actuel de la science, je grimpe dans les rideaux.
Quand un soi-disant prophète me parle d’extraterrestres qui nous auraient créés en laboratoire; quand ce même prophète essaie de me convaincre qu’il a été enlevé par une soucoupe volante et qu’il a rencontré Jesus, Mahomet etc, je ne puis m’empêcher de penser aux adeptes du Temple solaire qui ont été massacrés pour rejoindre la planète Sirius.
Ces gens me font peur et je crois que l’on se doit de les attaquer afin d’éviter une catastrophe.
Que des gens se réunissent et pratiquent l’amour libre, je n’en ai rien à cirer; mais que ces mêmes gens essaient de nous faire croire qu’il s’agit d’une religion, là je sors les crocs.
Que le Québec accepte ces hurluberlus et qu’ils acceptent surtout que ce pseudo regroupement religieux ne paye pas d'impôts, j'en ai plus que ras-le-bol que l’on nous prenne pour des imbéciles.
Marc Chapleau
Commentaire mis en ligne le 22 août 2008À Ara :
Bonsoir Ara,
Je réitère ma question : Es-tu ouvert à un débat public sur le fond des choses? Je parle d'un débat d'idées. Je ne suis pas pour une pluie d'insultes ou de railleries. J'estime que les préoccupations d'ordre philosophiques méritent que l'on s'y attarde sérieusement.
Pendant des décennies, CLaude Vorilhon a insisté sur l'importance des débats d'idées sur le fond des choses. La dessus, je suis bien d'accord avec lui.
Lorsque L'on est convaincu d'être dans la vérité, on est ouvert à discuter de tout. Il n'y a rien de tabou.
Tu es d'accord?