D’aube et de civilisation, une anthologie marquant plus de 40 ans d’écriture.
(Photo: Éric Carrière)
Mes bonnes adresses montréalaises…
Pour manger: Le Petit Italien (1265, avenue Bernard) et Leméac (1045, avenue Laurier Ouest).
Pour flâner: Le parc Joyce (intersection des avenues Lajoie et Hartland). Il y aussi un parc qui m’obsède parce que je ne le fréquente pas suffisamment, Le parc La Fontaine (intersection de la rue Sherbrooke et de l’avenue du Parc Lafontaine). Il va sûrement prendre une place importante dans un prochain livre!
Pour sortir: Ex-Centris et le Café Mélies (3536, boulevard Saint-Laurent). J’aime le cinéma et j’ai beaucoup de plaisirs à être dans ces lieux.
À lire: J’aime lire l’été dans un parc. J’aime marcher et m’asseoir pour prendre des notes. À la maison, j’aime lire dans le salon, dans une chaise confortable.
À découvrir: Le Centre canadien d’architecture (1920, rue Baile). L’esthétique de ce lieu, c’est un grand bonheur. C’est parfait, impeccable! Les musées en général sont pour moi une grande source d’inspiration.
À fuir: Les cinémas hyper bruyants. Je trouve qu’ils sont une insulte à l’intelligence!
L’écrivaine Nicole Brossard a fait paraître D’aube et de civilisation, une anthologie témoignant de plus de 40 ans d’écriture.
(Photos: Éric Carrière)">
L’écrivaine outremontaise Nicole Brossard a fait paraître D’aube et de civilisation, une anthologie marquant plus de 40 ans d’écriture.
(Photo: Éric Carrière)
Mes bonnes adresses montréalaises…
Pour manger: Le Petit Italien (1265, avenue Bernard) et Leméac (1045, avenue Laurier Ouest).
Pour flâner: Le parc Joyce (intersection des avenues Lajoie et Hartland). Il y aussi un parc qui m’obsède parce que je ne le fréquente pas suffisamment, Le parc La Fontaine (intersection de la rue Sherbrooke et de l’avenue du Parc Lafontaine). Il va sûrement prendre une place importante dans un prochain livre!
Pour sortir: Ex-Centris et le Café Mélies (3536, boulevard Saint-Laurent). J’aime le cinéma et j’ai beaucoup de plaisirs à être dans ces lieux.
À lire: J’aime lire l’été dans un parc. J’aime marcher et m’asseoir pour prendre des notes. À la maison, j’aime lire dans le salon, dans une chaise confortable.
À découvrir: Le Centre canadien d’architecture (1920, rue Baile). L’esthétique de ce lieu, c’est un grand bonheur. C’est parfait, impeccable! Les musées en général sont pour moi une grande source d’inspiration.
À fuir: Les cinémas hyper bruyants. Je trouve qu’ils sont une insulte à l’intelligence!
L’écrivaine Nicole Brossard a fait paraître D’aube et de civilisation, une anthologie témoignant de plus de 40 ans d’écriture.
(Photos: Éric Carrière)
La poésie plantée au ventre et au coeur
À l’image de ce vers «j’ai la poésie plantée au cœur et au ventre» tiré du premier recueil de Nicole Brossard, l’anthologie D’aube et de civilisation témoigne du rapport singulier qu’entretient l’écrivaine avec le corps et le langage. Rencontre sur une terrasse de l’avenue Bernard.
«Je terminais récemment un texte pour une revue et je me disais combien: j’aime être un écrivain! Je me suis soudain vue tournant les pages d’un dictionnaire et je retrouvais cette atmosphère heureuse du geste d’écriture, les ratures, les découvertes, les hésitations, les emportements. Bref, le plaisir physique de circuler entre les mots», mentionne Nicole Brossard.
Composé de poèmes écrits entre 1965 et 2007, D’aube et de civilisation, qui a été préparée par Louise Dupré, propose un regard sur l’œuvre de Nicole Brossard. «Une anthologie après 40 ans, c’est très émouvant. […] C’est comme regarder un album de photos. Votre vie défile ainsi que votre rapport aux mots. On voit comment le temps a travaillé nos désirs, nos espoirs, nos révoltes. Et surtout le fil continu qui rassemble ce que l’on est encore. Dans mon cas, on voit clairement se dérouler ma fascination pour l’écriture, le corps, le langage du désir. Je pense que ce sont trois thèmes qui reviennent constamment», signale celle qui écrit à la plume et au crayon de plomb pour un projet particulier.
Une profession de foi, 40 ans d’écriture? «C’est une passion, une nécessité, parfois une urgence. Mais c’est certainement un plaisir et puis c’est un lieu de découvertes aussi. J’ai souvent dit que j’écris pour comprendre et donc si je veux me comprendre et la société dans laquelle je vis, voire même la civilisation à laquelle j’appartiens, j’ai besoin d’écrire.»
Pour l’écrivaine, il faut se laisser porter par le texte en lisant une anthologie. «L’intérêt d’une anthologie est de nous offrir la possibilité de circuler parmi les poèmes, Il ne faut surtout pas lire du début à la fin. […] La poésie c’est du présent, c’est de l’extrême présent qui se renouvelle constamment d’une page à l’autre. Une anthologie c’est comme un ami qui nous accompagne.»
Réputée exigeante, la poésie demande en fait une approche de lecture différente. «Avec un roman on peut se laisser emporter, distraire par une histoire, alors qu’en poésie on travaille sans arrêt. On imagine, on relit, on rêve, on interprète, on vagabonde, on revient à l’essentiel. En fait ce que la poésie demande, c’est un acte de présence à soi et de partage avec un auteur. La poésie nous concerne tous. Mais pour l’apprécier, il faut accepter de prendre son temps. Écrire et lire sont deux activités qu’on ne peut pas faire à la course. »
L’écrivaine a fait paraître quatre livres cette année et estime entamé un nouveau cycle d’écriture. «Je sais que je continuerai à écrire toute ma vie pour une raison très simple, c’est que dans l’écriture il se produit toujours un dire, des pensées et des émotions qui n’existeraient pas sans l’acte d’écriture.»
(Photo: Éric Carrière)
Mes bonnes adresses montréalaises…
Pour manger: Le Petit Italien (1265, avenue Bernard) et Leméac (1045, avenue Laurier Ouest).
Pour flâner: Le parc Joyce (intersection des avenues Lajoie et Hartland). Il y aussi un parc qui m’obsède parce que je ne le fréquente pas suffisamment, Le parc La Fontaine (intersection de la rue Sherbrooke et de l’avenue du Parc Lafontaine). Il va sûrement prendre une place importante dans un prochain livre!
Pour sortir: Ex-Centris et le Café Mélies (3536, boulevard Saint-Laurent). J’aime le cinéma et j’ai beaucoup de plaisirs à être dans ces lieux.
À lire: J’aime lire l’été dans un parc. J’aime marcher et m’asseoir pour prendre des notes. À la maison, j’aime lire dans le salon, dans une chaise confortable.
À découvrir: Le Centre canadien d’architecture (1920, rue Baile). L’esthétique de ce lieu, c’est un grand bonheur. C’est parfait, impeccable! Les musées en général sont pour moi une grande source d’inspiration.
À fuir: Les cinémas hyper bruyants. Je trouve qu’ils sont une insulte à l’intelligence!
L’écrivaine Nicole Brossard a fait paraître D’aube et de civilisation, une anthologie témoignant de plus de 40 ans d’écriture.
(Photos: Éric Carrière)