Mêlons-nous de nos affaires
Le projet de loi C 484 présenté par le député conservateur Ken Epp reconnaîtrait les fœtus comme des victimes à part entière lorsqu’une femme enceinte est attaquée.
Quelle merveilleuse idée : tout le monde sait qu’une femme enceinte prend des risques énormes à sortir de chez elle risquant à tout moment d’être attaquée au premier coin de rue.
Faut être tordu pour imaginer une telle loi et surtout, quelle hypocrisie!
Sans s’y connaître en politique, il est facile de comprendre que ce monsieur tente de criminaliser l’avortement.
Le ministre est étonné que la levée de boucliers vienne du Québec. Et bien, cher monsieur, c’est dans de pareilles occasions que je suis fier d’être Québécois. La preuve est là : notre société est plus évoluée que la vôtre.
Vous vous étonnerez peut-être, cher lecteur, de mon militantisme soudain pour une question qui ne me regarde aucunement. Et bien voilà le nœud du problème : depuis des années, je suis parfois troublé par cette question et surtout par la mort éventuelle d’un futur Beethoven; c’est mon côté pro-vie qui remonte à la surface une fois par décennie.
Mais je ne reconnais à aucun homme le droit de penser même à la criminalisation de l’avortement. Seule la femme a des droits face à cette question : c’est elle qui porte l’enfant, c’est elle qui l’élève et surtout qui devient trop souvent monoparentale. Vivement que les conservateurs fassent d’autres faux pas et que ce gouvernement rétrograde soit rayé de la carte.
La pieuvre
C’est monsieur Ken Epp qui me fait penser soudain à cet animal que l’on doit battre comme plâtre pour qu’il s’attendrisse. Et bien, bonne nouvelle : ne faites que le congeler (je parle de l’animal évidemment et non du député) tous ses tissus se briseront et la pieuvre deviendra tendre comme une jeune fille en fleur.
Il y aussi une autre façon pour ceux qui ne veulent pas la faire passer par l’étape de la congélation. Vous la faites brasser dans une ancienne machine à laver et ça fait le travail. C’est très sérieux mon conseil, c’est le chef d’un réputé restaurant grec qui me l’a refilé. Et même pas besoin de la passer au tordeur. Quoique, tant qu’à y être.