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Jean Marchand, musicien et comédien

par Julie Charette
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Article mis en ligne le 2 avril 2008 à 11:21
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Jean Marchand, musicien et comédien
(Photo: Courtoisie).
Jean Marchand, musicien et comédien
L’année 2008 marque le 30e anniversaire de la mort de Jacques Brel. Trente années ont passé et Brel est toujours bien présent. Le musicien et comédien Jean Marchand et la chanteuse Danielle Oddera font revivre ses chansons sur scène avec Je persiste et signe…Brel, le 11 avril à 20h au Lion d’Or (1676, rue Ontario Est).

Créé en 1981 au Théâtre de Quat’Sous, le spectacle Je persiste et signe…Brel a foulé diverses scènes tant au Québec, à Ottawa qu’en France. «Depuis sa création, on l’a repris et repris. Nous n’avons pas cessé de le faire et les gens nous le redemandent. Les textes de Brel demeurent modernes et sa parole n’a pas vieilli. Ses chansons sont encore actuelles et les gens sont toujours aussi touchés», explique Jean Marchand.

Si les chansons de Brel évoquent souvent l’amitié, ce spectacle en est aussi une éclatante démonstration. «Danielle Oddera est une interprète que j’ai toujours admirée en raison de sa rigueur et de son authenticité et elle est devenue une grande amie. Cette amitié au fil des ans a créé une complicité croissante dans le spectacle et le nourrit», confie le pianiste de formation classique en précisant qu’il s’est inspiré des arrangements de François Rauber.

Si trente années se sont écoulées depuis la disparition de Brel en octobre 1978, ses chansons font toujours partie des airs du quotidien. «Certains de ses textes sont des chefs-d'œuvre de poésie. C’est cela qui fait que ce spectacle ne peut se démoder. Ses chansons trouvent des résonances dans toutes les époques, notamment dans le désarroi politique dans lequel on vit au Québec et dans le monde. Les catastrophes, notamment écologiques, ont été suggérées à mots couverts par Brel. Ses mots ouvrent plein de portes.»

Je persiste et signe…Brel constitue une célébration de l’esprit de Brel. «Il arrivait à faire passer des choses sérieuses avec le rire. Il ne s’apitoyait jamais sur son sort ou sur celui des autres et l’un de ses thèmes de prédilection, la compassion, n’est jamais lourd.»

Le spectacle fait aussi appel aux talents de comédien de Jean Marchand. «Les textes de Brel sont très physiques et on mord dans les mots. Certaines chansons, comme Au suivant, font plus ressortir mon côté comédien. Cette chanson, je la fais un peu à la Boris Vian.»

Immortels les mots de Brel? «Il demeure l’un des grands poètes de notre temps.»
Mes bonnes adresses montréalaises…
Pour manger: Maïko Sushi (3339D, boulevard des Sources, Dollard-des-Ormeaux) et L’Express (3927, rue Saint-Denis).

Pour flâner: Mon lieu de prédilection, c’est chez moi! J’aime me retrouver dans mes choses, mes partitions musicales, mes disques et auprès de mes chiens.

Pour sortir: Aller au théâtre ou au cinéma. Je suis un maniaque de cinéma! J’aime particulièrement l’Ex-Centris (3536 boulevard Saint-Laurent) et l’AMC Forum (2313 Sainte-Catherine Ouest) où il y a à l’occasion de très bons films.

À lire: La Mort de Virgile d’Hermann Broch. Je lis partout et j’ai toujours un livre avec moi. À l’hôtel, au resto ou au cinéma quand j’attends le film!

À découvrir: Le bord du fleuve au bout de l’estacade du pont Champlain et à l’opposé de l’Île des Sœurs où je me rends à bicyclette. C’est un endroit où je vais lire, apprendre mes textes, méditer ou faire de la photo. Et je souhaite qu’il demeure peu couru!

À fuir: Certains des grands cinémas où l’on ne sait plus si on va au parc d’amusement ou voir un film. Les complexes commerciaux fourre-tout et le boulevard Taschereau.

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