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Un résident du Plateau dans l'équipe nationale de hockey pour amputés

Article mis en ligne le 21 mars 2008 à 12:00
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Un résident du Plateau dans l'équipe nationale de hockey pour amputés
Simon Brien joue grâce à bâton spécial qui se fixe à sa prothèse. (Photo: Courtoisie)
Un résident du Plateau dans l'équipe nationale de hockey pour amputés
Simon Brien, un résidant de la rue St-Hubert, joue au hockey depuis l'âge de 5 ans. Ce n'est pas un bras en moins, perdu dans un accident du travail, qui devait suffire à mettre un frein à sa passion.
À 42 ans, Simon Brien s'apprête à réaliser un rêve. Récemment, il a été sélectionné au sein de l'équipe nationale canadienne de hockey pour amputés qui ira défendre son titre de champions du monde contre six autres pays, à Boston, en avril 2008.

Après 14 mois et plusieurs camps d`entraînement, Simon a finalement décroché un poste au sein de cette formation qui est composée de joueurs natifs du Canada, de Halifax à Vancouver. Il fera partie des cinq Québécois sélectionnés dans la formation, du jamais vu depuis la création de l'équipe.
80% de ses capacités
Ce passionné n'a jamais cessé de jouer au hockey. Lorsqu'un accident du travail le prive de son bras droit, en 1986, il marque un temps d'arrêt de trois ans avant de revenir encore plus fort sur la glace.
Il joue grâce à un équipement spécial mis au point pas l'Institut de réadaptation de Montréal. Il lui suffit de dévisser le crochet au bout de sa prothèse et de le remplacer par son bâton. «Cela me permet de conserver 80% de mes capacités initiales», estime-t-il.

C'est la première fois que Simon joue au sein d'une équipe composée exclusivement de personnes amputées. «C'est une expérience fantastique !» s'enthousiasme-t-il. Habitué à être considéré comme «l'étrange», dans le vestiaire, il découvre avec ses coéquipiers amputés une belle complicité. «Tu n'as pas le sentiment d'être regardé, d'avoir à répondre à des questions», explique-t-il.
Autofinancement
Simon Brien se dit très excité de pouvoir participer à une telle compétition. Depuis 2001, l`équipe n'a jamais perdu un match et a accroché quatre médailles d`or à son palmarès Ne recevant aucune subvention des gouvernements, chaque joueur doit lui-même s'auto-financer et trouver les 3 500 $ qu'il en coûte pour participer au camp d'entraînement à Toronto et aux championnats du monde.
Prochaine étape: acquérir la reconnaissance nécessaire pour participer aux Jeux paralympiques. «Pour cela, il faut un nombre minimal de pays afin de mousser notre sport», indique-t-il.

(Photo: Courtoisie)

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