Devant l'école Jeanne-Mance, le 12 mars : La chaussée, seule issue possible pour le piéton.
(Photo:Courtoisie)
À la recherche des trottoirs disparus
Au lendemain de la dernière tempête, les piétons ont pris possession des rues au détriment des voitures. Cette piétonnisation était toutefois bien involontaire, les trottoirs étant devenus impraticables. Une situation qui s'est prolongée durant plusieurs jours dans les rues du Plateau.
C'était le festival de l'escalade. Pour se rendre à l'école, prendre l'autobus ou encore aller au coin de la rue faire son épicerie, la dernière tempête de neige a mis les muscles des jambes et la patience des citoyens à rude épreuve.
De nombreux coins de rue ont tardé à être déblayés. Dans certains secteurs, il ne faisait pas bon être piéton. Cette situation a suscité la grogne. Richard Ouellet, un citoyen, a adressé un courriel au conseiller Michel Labrecque, responsable du Plan de déplacement urbain, accompagné de photos pour appuyer ses dires.
Il faisait remarquer que les rues étaient déneigées pour les automobiles alors que les trottoirs disparaissaient sous la neige devant l'école Jeanne-Mance et le long de la rue Brébeuf. «Il est scandaleux que l'arrondissement déneige la rue pour les automobiles six heures après la tempête, alors que les trottoirs sont toujours sous une masse de neige, cinq jours plus tard», dénonçait-il.
Mini souffleuses sur les trottoirs
À l'arrondissement, on explique que les opérations de déneigement, déjà pas simples sur le Plateau en raison de la densité de la population et de l'intensité de la circulation, ont été compliquées par plusieurs facteurs.
Le déblaiement des trottoirs, notamment, a été rendu particulièrement ardu en raison de la neige très compacte qui formait une véritable couche glacée de plusieurs dizaines de centimètres.
Les petites chenillettes «Bombardier» se sont révélées impuissantes à broyer ce casse-croûte indigeste. «Exceptionnellement, il a fallu utiliser des mini souffleuses sur certains trottoirs pour venir à bout de briser la couche de neige», indique Michel Tanguay, du service des communications de l'arrondissement.
Sur les 11 chenillettes disponibles, six ont été utilisées. Les autres étaient gardées en réserve pour assurer un roulement avec celles envoyées en réparation.
D'autres ennuis se sont mis de la partie pour retarder les opérations: les nombreux véhicules qu'il a fallu remorquer pour permettre le passage des camions, les bris mécaniques, l'attente aux chutes de déneigement.
Le recyclage sur la glace
Autre conséquence de l'encombrement des rues, seulement près de 30 % de la collecte de recyclage a pu être effectuées la semaine dernière. Dans certaines rues, les camions ne pouvaient pas passer. D'autres fois, les bacs verts n'étaient pas accessibles, dissimulés derrière d'imposants monticules de neige.
Selon l'arrondissement, le chargement de la neige devait se terminer dans la nuit de mercredi à jeudi dernier, à moins de nouvelles chutes de neige. Les contrats avec les entreprises de déneigements se terminaient le 15 mars. Si d'autres précipitations devaient survenir, des ententes devraient avoir lieu à la pièce avec les entrepreneurs.
Un bilan du déneigement devrait avoir lieu à la fin des opérations afin de déterminer si les mesures prises étaient adéquates et d'évaluer l'état des ressources et du matériel.
(Photo:Courtoisie)