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Le marathon de Peter Miller

Guillaume Picard par Guillaume Picard
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Article mis en ligne le 22 février 2008 à 8:00
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Le marathon de Peter Miller
Pas facile le métier d’agent d’artiste. Surtout quand un de ses poulains, plus populaire que jamais, tourne trois séries simultanément comme ce fut le cas pour le comédien Peter Miller, l’an dernier, dans un interminable marathon de mémorisation de textes entre les mois de juillet et novembre.
Le grand gaillard, ancienne étoile de la Ligue canadienne de football, n’a manifestement rien perdu de son souffle, lui qui prend soin de ses muscles au gym, en plus de jouer régulièrement au hockey avec ses chums.
Tournages en série
L’été dernier, en tournage à Montréal pour Virginie et Casino 2, qui prend l’affiche à Radio-Canada le mardi 19 février à 21 h, Miller devait aussi se déplacer en Ontario pour incarner Damon Trebuchet, un hockeyeur blessé par la vie, dans la nouvelle série MVP, diffusée à la CBC. La productrice l’a retenu tout de suite après son audition, lui qui est parfaitement bilingue en plus d’avoir le physique de l’emploi.
« Honnêtement, ma vie était faite que de tournages dans la seconde moitié de 2007. J’ai vu venir cette période intense, alors je me suis préparé psychologiquement et physiquement pour avoir l’énergie pour passer au travers. Ça m’est arrivé plus d’une fois de tourner à London (Ontario) jusqu’à 1 h du matin, de sauter dans une voiture pour me rendre jusqu’à Montréal pour tourner Casino 2, puis Virginie durant la journée, et après, retourner d’où j’étais venu durant la nuit. C’est un miracle que ça ait pu fonctionner, mais je pense que mon agent a vieilli de trois à quatre ans en l’espace de quelques mois ! »

Ce mois-ci, Miller reprend le chemin des studios de Virginie – série dans laquelle il souhaite demeurer malgré le départ annoncé de Chantal Fontaine –, en plus de camper à nouveau le capitaine du National dans une énième suite de Lance et Compte.

« C’est le temps de jouer pendant que ça passe. Il faut que j’en profite », résume-t-il, conscient d’avoir tiré le bon numéro auprès de grosses pointures comme Fabienne Larouche et Réjean Tremblay. Jusqu’à maintenant, les deux auteurs producteurs lui ont chacun confié deux rôles, dans Virginie et Fortier, pour Larouche, et Lance et Compte et Casino 2 pour Tremblay. Opportuniste comme les meilleurs hockeyeurs, Peter Miller voulait absolument jouer dans Lance et compte après ses études en théâtre à New York. Il a décroché le rôle « de l’anglophone qui envoie promener tout le monde », dit-t-il, son premier contrat professionnel au Québec.

« C’est clair qu’il y a une complicité avec Réjean. On s’entend bien depuis le début. C’est un gars, un vrai, et on se rejoint beaucoup. Avec Fabienne aussi, la complicité est bonne. J’aime ça travailler avec la même équipe, comme dans le temps où j’étais dans le sport. Tu développes des liens intéressants. »

Dans Casino 2, le personnage de Miller prend du gallon et s’inscrit au cœur de l’intrigue. « Cette année, on découvre la vie de Tiger à la maison et ses insatisfactions après qu’il n’ait pas été nommé directeur de la sécurité du casino. Je ne peux pas trop en dire, mais les choix qu’il va faire vont le conduire jusque sur la réserve amérindienne où sont ses racines. »

Peter Miller s’est nourri de la confiance qu’on lui a portée et du temps de glace accru dans Casino 2. « Peut-être que ça m’ouvrira des portes pour d’autres séries. Mes rôles deviennent de plus en plus exigeants et c’est ça que je veux. J’aimerais aussi voir ce que je peux faire en production où il faut souvent se bagarrer pour obtenir du financement et mener des projets à terme. »
Le grand amour
Si Virginie lui a procuré stabilité et sécurité financière ces quatre dernières années, c’est aussi l’amour, le grand, qui a changé sa vie depuis deux ans, lui qui fréquente la danseuse et chorégraphe Émilie Leblanc du Match des étoiles. Les deux tourtereaux se sont d’ailleurs rencontrés sur le plateau de l’émission de Normand Brathwaite.
« Cela a pris du temps avant que j’accepte de participer à l’émission, mais une chance que j’ai dit oui! », dit-il en souriant.

« J’ai pas d’enfant encore, mais j’ai rencontré la femme avec qui je veux en avoir. Sans le réaliser, il manquait vraiment quelque chose dans ma vie avant que je rencontre Émilie. Quand c’est bon à deux, c’est extraordinaire. Avec elle, tout est facile, tout est naturel et simple. On se dit les vraies affaires et c’est chaque jour meilleur. Dans mon livre à moi, ça fait du sens que ce soit de mieux en mieux. »

Peter Miller ne dirait pas non à une carrière internationale, il y pense, et la série MVP pourrait d’ailleurs lui servir de tremplin, mais pour l’heure, sa famille en devenir, sa vie dans son loft avec sa belle et sa carrière satisfont amplement ses ambitions de bonheur.

« J’ai passé neuf mois à Los Angeles et tourné notamment dans Law & Order. C’est bien beau, mais j’ai réalisé une fois là-bas que j’avais une carrière ici. Quand mon agent m’a appelé pour me dire que je pourrais jouer dans Virginie, j’ai sauté sur l’occasion. Je suis bien chez nous et je ne courrai pas après des projets américains. Si on m’offre quelque chose et qu’on me paie les billets d’avions, je ne serai pas fermé à ça. Mais mon lien avec le Québec est extrêmement important pour moi. »

(Photo: Yan Turcotte)

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